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Steve’s Rag 09 – Christine

Christine : The killer is on the road

(Caroline Guichet)


    Christine est une des rares histoires de Stephen King qui ne se déroule pas dans le Maine car ici le récit se passe à Libertyville, Pennsylvanie.

    Ce roman est une histoire d’amour, l’histoire d’un adolescent (Arnie Cunningham) qui tombe amoureux de Christine, une Plymouth Fury ’58, à moins que ce ne soit la voiture elle-même qui l’est attiré à elle. Il est en effet difficile d’imaginer comment on peut avoir le coup de foudre pour un tas de tôle en train de rouiller au soleil. C’est Arnie qui a acheté la voiture mais c’est la voiture qui a réellement pris possession de lui, ou plutôt c’est Roland D. Lebay (le premier propriétaire de la voiture) qui a pris possession du corps d’Arnie par l’intermédiaire de Christine. Lebay et Christine avaient tous les deux besoins du jeune Arnie afin de pouvoir renaître.

    Dès les premiers jours Arnie commence à changer d’attitude :
   
    Je n’avais encore jamais vu Arnie faire à quiconque un geste obscène. (P. 42)

    Il semble se disputer avec tous les gens qu’il croise. Il accumule les points communs avec Lebay, leur don pour la mécanique, l’évolution physique et psychologique d’Arnie tend à le faire ressembler de plus en plus à Lebay :

    Un bref instant, le peu de lumière qui venait du couloir le fit ressembler à un homme dont la chevelure s’éclaircit et qui n’a plus de dents. (P. 168)

    L’apparition du corset pourrait passer pour une coïncidence, mais pas le fait qu’ils aient la même écriture ou qu’ils aient tous les deux fait immatriculer leur voiture un premier novembre. Bref, tout autant de détails qui montrent que Lebay a pris possession du corps d’Arnie grâce à Christine. Ses parents ne le reconnaissent même plus, il est devenu quelqu’un d’autre, Lebay était en lui, jusqu’à créer un conflit intérieur, un dédoublement de la personnalité (qui n’est pas sans rappeler Odetta/Detta dans Les Trois Cartes) mais c’est toujours Lebay qui finit par prendre le dessus.

    Roland D. Lebay vit de nouveau, tout comme Christine. C’est le passé qui se reconstitue dans le présent. Il suffit que Dennis se glisse derrière le volant de Christine pour se retrouver projeter à la fin des années 50. L’autoradio ne fait que passer des tubes de l’époque (Richie Valens, Buddy Holly, Chuck Berry, …)

    Il y a d’ailleurs un détail amusant, c’est le compteur kilométrique qui fonctionne à rebours, le kilométrage diminue au lieu d’augmenter :

    A l’intérieur, sur le tableau de bord, le compteur continuait à reculer, comme si Christine remontait le temps, disparaissant non seulement du lieu du meurtre, mais s’effaçant de ce meurtre même.

    Tout se déroule comme si l’action ne se passait pas en 1978 mais en 1958, même le porte-clés de Lebay est redevenu neuf, et quand Arnie/Lebay raccompagne Dennis le soir de la St Sylvestre, la ville apparaît telle qu’elle était 20 ans plus tôt…

    Arnie en perd même la notion du temps, il oublie l’heure, les moments passés avec Christine sont comme des trous noirs dans sa mémoire :

    Il ne se rappelait absolument pas ce qu’il avait fait et ce qu’il n’avait pas fait avec Christine.

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