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Steve’s Rag 24 – Insomnia

Insomnia

(Franck Maillard)


Cet énorme pavé est à mon sens bien particulier car il met en scène des personnages que Stephen King n’a pas l’habitude de faire passer au premier plan. C’est un fait très bizarre d’autant plus qu’il s’agit d’une peur moderne qu’il est intéressant de voir se substituer aux caractéristiques habituelles des héros classiques que le King aime traiter. J’ai nommé : la vieillesse.

Le roman est long, très long ; il aurait d’ailleurs gagné à être amputé d’une centaine de pages au moins, qui à mon avis n’apportent rien, mis à part à en étouffer son rythme (comme la plupart des King récents, il traîne en longueur vers le milieu). Je ne vous cacherai pas que pour ma part je préférais les histoires menées tambour battant, comme « Dead zone », « Marche ou Crève », « Chantier », « Charlie », « Running Man »… Quant au roman il est fort intéressant, car il permet au King de donner une sorte d’hypothèse personnelle sur la mort, d’un point de vue aussi spirituel que pratique. Le fond traite de l’avortement et donc de la vie et de la mort. Plus particulièrement de leurs droits. Stephen King nous gratifie même d’une petite mythologie ainsi qu’un petit bestiaire bien personnel.

L’avortement est un sujet très sensible et les lecteurs les plus assidus pourront même se douter de la position du King sur le sujet (partisan ou pas ?)

L’histoire se passe  donc à Derry (Maine) si cela vous dit quelque chose.

Elle nous raconte le périple de deux octogénaires livrant un sempiternel combat contre les forces du mal. Plus particulièrement celles se nichant à Derry, endroit torturé où, depuis la nuit des temps, se déchaînent des entités. Entités dont on apprend peu soit dit en passant. On en aurait aimé d’avantage… Surtout avec un roman qui a eu un tel succès.

Un autre point faible du roman est aussi le fait, que l’un des deux protagonistes (en l’occurrence Ralph Carter) n’est pas des plus crédibles sur certaines parties du roman (en fait uniquement au début). Le bonhomme se porte plutôt bien pour son âge… avec ses huit kilomètres de marche… Mise à part bien entendu l’aspect évidemment fantastique du roman, une connotation de réalisme n’y aurait pas fait de mal… On le remarque sans peine.

L’histoire en elle-même est originale, et fort bien écrite. Les personnages sont confronté comme à l’habitude à des problèmes intérieurs et personnels qu’ils se devront de régler en parallèle au fil de l’histoire .

Certaines parties sont de très bon ton, notamment les scènes où les auras interviennent, leur description est fantastique, ce qui est une force propre au King. Pour cela le King n’a pas perdu de son imagination, ça sentirai presque le vécu…

Je serai plus réservé quant au sempiternel combat final qui à mon goût frise l’absurde ! Je pense que le King, en voulant jouer la carte de l’originalité, s’est mordu la queue. Il frise à mon sens le grand guignol… Ce qui, pour mémoire, était déjà le cas de CA. En effet il ne faudrait pas confondre fantastique et conte de fée. Mais après tout cet un avis personnel et il n’engage que moi.

On retrouve des liens que le King aime à tisser entres ses différents romans et qui font partie du fameux système solaire de son imagination. (Vas-y Stephen… trouve la Tour !!! par pitié…)

Donc au final un roman honnête (quel plaisir de se retrouver à Derry… Replongeant corps et âme dans les traces de CA), au thème intéressant et au scénario plutôt bien ficelé, avec comme à l’habitude des personnages attachant. Reste, qu’il n’aurait rien perdu à faire disparaître une centaine de pages, qui nous confondent dans l’ennuie et nous en font perdre le rythme qui à mon sens est une chose primordiale dans un roman, surtout dans le genre difficile qu’est le fantastique.

http://merak.free.fr





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