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Steve’s Rag 21 – Le Base-Ball dans l’oeuvre de Stephen King

Le Base-Ball dans l’oeuvre de Stephen King

(Roland Ernould)


    « Le base-ball m’a sauvé la vie.
Chaque fois que j’ai eu besoin d’un coup de pouce, le base-ball était là. » 1


The Girl who loved Jim Gordon

    Il y a presque dix ans, dans The Stephen King Story, George Beahm annonçait dans les projets immédiats de King une œuvre sur le base-ball: « There is a baseball book in me. I did’n’t mention it because that’s the one that’s closest to actually happening. »2 : « il y a un livre sur le base-ball qui me travaille. Je n’en parlerai pas parce qu’il est celui qui est le plus prêt à mûrir ». King a répété plusieurs fois qu’il pensait à quelque chose sur ce sport, mais rien n’a été publié à ce jour si on excepte un article, Head Down, dont je parlerai plus loin. Par contre, dans The Girl who loved Tom Gordon, le joueur de l’équipe des Boston Red Sox, le base-ball sera sans doute en première ligne… C’est l’occasion d’examiner les rapports passionnés qu’entretient King avec ce sport depuis son enfance. Sa passion pour les Red Sox ne date pas d’hier. Daniel Golden raconte, dans un article3, que l’année où King enseignait à l’Université du Maine, les Sox ont remporté le championnat contre les Yankees: « Il annula prestement sa classe pour faire la fête. »…

King découvre le base-ball.

    Dans Le Corps, qui est en grande partie autobiographique, on trouve des informations sur ce qui a marqué Steve à douze ans. Avec le rock, le base-ball figure en bonne place: « Mais cet été représente encore bien plus (…) Des échos des Fleetwoods chantant Come Softly to Me, de Robin Luke chantant Susie Darlin, et de Little Anthony faisant pétarader les paroles de I Ran All the Way Home. (…) Pendant les longues soirées pourpres où le rock and roll de WLAM se fondait dans le base-ball nocturne de WCOU, le temps basculait. Pour moi, tout s’est passé en 1960 et cet été a duré des années, gardé intact par la magie d’un réseau de sons: le bourdonnement ténu des criquets, le bruit de mitraillette des cartes claquant sur les rayons d’un vélo, (…) la voix texane et monotone de Budy Knox qui chante « Viens et deviens ma poupée de fête, je te ferai l’amour, l’amour », et la voix du commentateur de base-ball se mêlant à la chanson et à l’odeur d’herbe fraîchement coupée: « Le score en est à trois à deux. Whitey Ford se penche… se débarrasse de l’écriteau… il y est… Ford fait une pause… il lance… et ça y est! Williams a tout pris de celle-là! Dites-lui adieu! RED SOX MÈNE, TROIS À UN! Ted Williams jouait-il encore avec les Red Sox en 1960? Mon cul, je parie que oui. (…) je m’en souviens très clairement. Pour moi cela faisait deux ans que le base-ball s’était mis à compter, depuis que j’avais été obligé de voir que les joueurs de base-ball étaient faits de chair et de sang, comme moi. Cela m’est venu quand la voiture de Roy Campanella a fait un tonneau et que les journaux ont crié la fatale nouvelle en première page: sa carrière était finie, il allait passer le reste de sa vie dans un fauteuil roulant. Cela m’est revenu, le même bruit sourd et mortel, quand je me suis assis devant cette machine à écrire un matin, il y a deux ans, que j’ai allumé le poste de radio et appris que Thurman Munson s’était tué en posant son avion. » (354)

    Ce serait donc vers 10 ans que King aurait découvert le base-ball. Sa mère l’a partiellement initié, en s’intéressant aux Dodgers de Brooklyn avec ses collègues de la laverie industrielle où elle a travaillé quelque temps. Dans l’œuvre de King, des enfants s’y intéressent plus tôt, comme Danny, 6 ans, dans Shining. Il a le « don » et Holloran, qui l’a aussi, lui demande de lui envoyer un message télépathique: « Au moment de projeter sa pensée, il jugea plus prudent de modérer son élan. Il ne voulait pas faire de mal à M. Halloran. N’empêche que la pensée jaillit de son esprit avec une force formidable, comme une balle de base-ball lancée avec force par le grand Nolan Ryan. » Quelle impresion ça t’a fait? demande Holloran.
« – C’était comme si j’étais Nolan Ryan en train de lancer une balle appuyée, répondit promptement Danny;
– Alors tu t’intéresses au base-ball? (…)
– Papa et moi, nous sommes des supporters des Angels. dans l’Ouest, c’est notre équipe favorite. Parmi les équipes de l’Est, nous préférons les Red Sox. Nous avons assisté à la rencontre entre les Red Sox et Cincinnati en finale de la Coupe du monde. » (83/4)4

Le base-ball, phénomène de société.

    Aux Etats-Unis, ce sport repose maintenant sur une industrie qui réalise des profits considérables, par les droits perçus sur les média et quantité de produits dérivés, l’équivalent de ce à quoi on a assisté avec le mondial du foot-ball chez nous l’an dernier. Les joueurs, comme nos footballeurs, touchent des fortunes. Des sommes énormes sont misées par les amateurs sur des paris ou dans des concours de pronostics. Pour les jeunes, le base-ball est souvent lié à l’espérance d’un destin majeur -et pour les moins-doués, il reste un sprort intéressant.
    Quand, dans Le Fléau, un virus a fait disparaître la quasi-totalité des terriens, Frannie, une survivante, décide de noter sur un carnet les choses disparues qu’elle regrette. C’est tout naturellement qu’elle note, dans ses souvenirs de la civilisation qui existait avant le fléau: « Choses dont je veux me souvenir: Les Texas Rangers (équipe de base-ball) avaient un lanceur, Nolan Ryan5, absolument incroyable. » 532
Le base-ball est, bien sûr, un des sujets de conversation des gosses: « On est resté quelque temps sous l’arbre à bavasser comme d’habitude -quelle était la meilleure équipe de base-ball (toujours les Yankees avec Mantle et Maris, bien sûr). » (Le corps, 351) Dès que des gosses trouvent un terrain propice, ils y jouent: « A trois immeubles de là, des gosses disputaient une partie de base-ball dans la lumière déclinante. » (L’homme qui aimait…, 371)
C’est aussi, comme le temps qu’il fait, un moyen commode d’entrer en communication avec les gens: « L’homme fit un signe en direction de la radio. Yastrzemski venait de manquer son coup.
– Vous êtes un fan des Red Sox? Moi, je suis pour les Yankees. » (Pastorale, 259)
    Ce qui peut entraîner des fâcheries avec les voisins de quartier: « On parlait base-ball avec M. Hammond, qui habitait Laurel Line et taillait inlassablement sa haie. M. Hommond travaillait chez IBM (« ce qui signifie Incessantes Bordeliques Mutations, vous répétait-il constamment tandis que ronronnait son sécateur électrique) et était un ardent supporter de l’équipe d’Atlanta. Il affichait un certain mépris pour l’équipe de Cincinnati -les Rouges- ce qui ne le mettait pas forcément au mieux avec ses voisins. » (Charlie, 165/6)

    L’écoute, à la radio ou la télévision, est un des passe-temps préférés des adultes. Quand il fait mauvais, « les personnes âgées douées de bon sens se trouvaient chez elles, bien au chaud, regardant peut-être l’une des dernières parties des Red Sox. » (201) Mais, compte-tenu de la durée de la saison des championnats de base-ball6, c’est dans la douceur qu’on peut goûter les émotions d’une bonne partie: « C’était les grandes vacances. On pouvait sentir l’odeur de l’herbe fraîchement tondue. Au second étage d’un immeuble, par la fenêtre ouverte, s’écoulaient les péripéties d’un match de base-ball, les Yankees menaient par six à zéro contre les Red Sox à la fin de la huitième manche et Ted Williams tenait la batte. » (Cours, Jimmy…, 202)
    C’est souvent l’occasion de profiter de la douceur du soir: « La cigarette de Crandall luisait comme une grosse luciole paisible dans la chaude nuit d’été, et la voix étouffée d’un speaker de radio commentait en sourdine un match de base-ball. Tout cela s’associait pour donner à Louis un sentiment des plus étranges, proche de celui qu’on éprouve en retrouvant des lieux familiers. » (Simetierre, 26)
    Avec, bien souvent, du liquide pour se soutenir: « Retranché sous le porche arrière [de sa maison], une bouteille de lait pleine d’un cidre quasiment aussi fort que du calva, le poste de radio portatif à portée de la main, il attendait sur sa chaise berçante la retransmission d’un match qui promettait: les Red Sox contre les Washington Senators. » (Ça 649 Et même beaucoup de liquide: « Il s’était envoyé près de trois packs -trois packs de six bières- pendant la retransmission du match de base-ball, et il était un peu dans les vapes. (…) La partie s’était prolongée sur quatorze reprises, et tout ça pour rien. Les White Sox avaient perdu. Quelle bande de tarés, cette année! » (Ça, 110/11) Les gourmands peuvent évidemment y associer du solide: »Il ne répugnait pas pour autant à s’envoyer un sac entier de Doritos trempés dans une boîte de sauce aux clams tout en regardant un match de base-ball à la télé. » (La Peau…, 29)
    Le récit de la la nouvelle Pastorale se déroule en partie sur un fond discret de base-ball, constamment évoqué au cours des événements: « À cette époque, Harold Parkette aimait à siroter un verre de bière en écoutant un match à la radio et il se disait alors que tout était pour le mieux dans le meilleur des mondes. » (259) Sauf qu’il a des problèmes avec sa pelouse et a des difficultés à trouver des jardiniers occasionnels: « Début mai, il engagea quelqu’un d’autre, puis juin s’écoula, et pendant ce temps son équipe favorite stagnait à la quatrième place. » (260) « Vers la fin du mois, Harold sortit dans le patio pendant le septième tour de batte de son match de base-ball… » (260) « Il ouvrit une boîte de bière et soupira en apprenant que Dick Drago, son batteur préféré, était en bien mauvaise posture. Une légère brise balaya le perron. Les criquets stridulaient dans l’herbe haute. Harold murmura quelques mots peu aimables à l’égard de Dick Drago puis s’assoupit. » (261)
    Les parties décisives d’un championnat sont l’occasion de véritables mouvements sociologiques affectifs. Dans le microcosme d’une prison, l’ambiance peut être survoltée, enfermement aidant. Andy est en prison: « Son humeur noire l’a quitté vers l’époque du championnat de 1967, l’année de rêve, l’année où les Red Sox ont remporté le flambeau au lieu d’être neuvièmes, comme l’avaient prédit les bookmakers de Las Vegas. Quand c’est arrivé -quand ils ont gagné le Tournoi des Amériques- toute la prison en a été comme grisée. Il régnait une sorte de bonheur imbécile: si les Dead Sox pouvaient revenir à la vie, alors peut-être n’importe qui pouvait y arriver. Aujourd’hui je suis incapable d’expliquer cette impression, pas plus qu’un ex-beatlemaniaque ne pourrait expliquer sa folie, je suppose. Mais c’était réel. Toutes les radios de la prison étaient branchées sur les matchs quand les Red Sox arpentaient le terrain. Une ombre est passée quand ils ont perdu deux points à Cleveland, vers la fin, et une joie exubérante quand Rico Petrocelli a donné le coup décisif. Et puis la déprime, quand Lonborg a été battu dans le second match de la série, empêchant le rêve de s’accomplir jusqu’au bout. » (Rita Hayworth…, 75/6)
    À l’occasion d’un voyage dans une grande ville, c’est un divertissement apprécié: « Et si les Yankees jouaient ce soir? Un match qui vaudrait peut-être la peine. Prendre le métro jusqu’au stade, avaler une bonne bière, bouffer des hot dogs, et regarder les yankees flanquer une raclée à ces connards de Cleveland ou de Boston… » (Le Fléau, 33).
    Un spectacle sportif qui, pour le campagnard en virée à la ville, peut être doublé d’autre chose, dans les rues chaudes par exemple: « Eh ben, j’irai peut-être voir jouer les Dead Sox au stade de Fenway. Ferai certainement un tour par le rue Washington…
– La zone de combat! Putain, j’ai bien connu! » Gary s’étrangla de rire et se tapa sur les cuisses. »Voir des trucs cochons et essayer de s’attraper une chaude-pisse! » (Cujo 118)

    Rares sont les personnages importants qui ne s’intéressent pas au base-ball, comme Ralph, dans Insomnie « Ralph n’éprouvait aucun intérêt pour les Red Sox. » (201) L’intérêt collectif est en effet si important qu’on utilise ce sport avec succès dans la publicité: « Ils avaient commencé par une affaire de peu d’importance: il s’agissait de présenter dans la presse écrite, une campagne publicitaire pour l’Association d’aide aux hémiplégiques.
Ils avaient proposé une image très dure, en noir et blanc, représentant un petit garçon appuyé sur d’énormes et cruelles béquilles, tout debout contre la ligne de démarcation d’un terrain de base-ball pour minimes. Il portait une casquette aux couleurs des New York Mets, et son expression -Roger avait toujours soutenu que c’était l’expression triste de l’enfant qui avait fait vendre la pub-, ne trahissait aucune tristesse; elle était simplement rêveuse, presque joyeuse, en fait. La légende était simple: BILLY BELLAMY NE MARQUERA PLUS JAMAIS LE COUP GAGNANT. En dessous: BILLY EST HÉMIPLÉGIQUE. Et encore en dessous, en caractères plus petits: Aidez-nous un peu, d’accord? » (Cujo, 36)

Les enfants collectionneurs.

    Les jeunes pratiquent assidûment le base-ball, mais aussi, en complément, collectionnent les photos des joueurs. Steve et Cynthia rencontrent sur la route un camping-car abandonné.Ils décident de le visiter: « Pendant qu’elle passait dans la partie habitation, Steve alla explorer l’avant, tête baissée pour ne pas se cogner. Sur le tableau de bord étaient disposés trois paquets de cartes de base-ball, triées en fonction des équipes -Cleveland Indians, Cincinnati Reds, Pittsburgh Pirates. Il les regarda. Plus de la moitié étaient signées, et beaucoup de cartes signées étaient personnalisées. En bas de celle d’Albert Belle, il lut: « A David – Continue à frapper! Albert Belle. » Et sur une autre, dans la pile de Pittsburgh: « Regarde la balle avant de prendre ton élan, Dave. Ton ami, Andy Van Slyke. » (…)
Il n’a emporté que celles auxquelles il tenait le plus, se dit-il avec un petit sourire. Celles qu’il ne supportait pas de laisser à la maison. » (Désolation, 121)

    Le plus long développement concernant les cartes de base-ball se trouve dans Bazaar. King nous donne d’abord une idée sur la manière dont s’effectuent les transactions. De même qu’il procède avec tous ses clients pour les appâter, Leland Gaunt demande au jeune Brian ce qu’il désire le plus: Sandy Koufax, répond le gamin: «  »Sandy Koufax, répondit Mr Gaunt, songeur. Comme c’est intéressant.
– Enfin, pas Sandy Koufax lui-même, mais sa carte de base-ball.
– Des Topps ou des Fleers? » demanda Leland Gaunt.
Brian n’avait jamais cru que cet après-midi allait lui révéler des surprises encore plus agréables, mais le fait était là: Mr Gaunt s’y connaissait aussi bien en cartes de base-ball qu’en bois pétrifié et en géodes. C’était stupéfiant, vraiment stupéfiant.
« Les Topps.
– Je suppose que c’est sa carte de première années qui t’intéresse, fit Leland Gaunt d’un ton de regret. Je ne pense pas pouvoir faire quelque chose pour toi, dans ce cas, mais…
– Non, pas celle de 1954. Celle de 1956. C’est la carte de 56 que j’aimerais avoir. j’ai une collection de cartes de base-ball de cette année-là. C’est mon père qui m’a donné l’idée de cette collection. C’est amusant, et il y en a quelques-unes qui valent cher: Al Kaline, Mel Parnell, Roy Campanella, des types comme ça. J’en ai déjà plus de cinquante. Y compris Al Kaline. Elle coûtait trente-huit billets. je peux vous dire que j’en ai tondu des pelouses, pour avoir Al.
– Je te crois volontiers, admit Mr Gaunt avec un sourire.
– Oui, comme je le disais, les cartes de 56 ne sont pas très chères, en général. Cinq dollars, sept, quelquefois dix. Mais une Sandy Koufax en bon état coûte entre quatre-vingt et cent billets. Ce n’était pas une grande vedette, cette année-là, mais évidemment les choses ont changé, depuis l’époque où les Dodgers étaient à Brooklyn. Tout le monde les traitait de traîne-patins: c’est mon père qui me l’a dit. » (41)

    Et pour les jeunes, l’histoire du base-ball a quelque chose de mythique. Leland Gaunt présente une boîte à chaussures contenant les cartes qu’il a en magasin et recherche celle réclamée par Brian: « Brian les regardait défiler à toute vitesse, muet d’étonnement. Le type de la boutique de Noth Conway [où il achète habituellement ses cartes] détenait une jolie collection (pour un « plouc », comme ajoutait son père) De vieilles cartes, mais le contenu de tout son magasin n’était rien en comparaison des trésors jetés en vrac dans cette ancienne boîte à chaussures. Il y avait des cartes de tabac à chiquer avec des photos de Ty Cobb et de Pie Traynor. Des cartes de cigarettes avec celles de Babe Ruth, de Dom DiMaggio et de Big George Keller et même Hiram Dissen, le lanceur manchot qui avait joué dans les White Sox pendant les années quarante. LUCKY STRIKE GREEN EST SUR LE FRONT! proclamaient plus d’une des cartes de cigarettes. Et là -à peine eut-il le temps de l’apercevoir-, un visage large et solennel au-dessus d’une tenue de l’équipe de Pittsburg…
« Mon Dieu, mais c’était Honus Wagner, non? » s’exclama Brian. Son cœur lui faisait l’effet d’un tout petit oiseau qui se serait égaré au fond de sa gorge et y voletait, pris au piège. « C’est la carte de base-ball la plus rare de tout l’univers! » » (…)
Ses longs doigts rabattaient les cartes rapidement; défilaient des visages d’une autre époque, prisonniers de leur protection en plastique transparent, des hommes qui avaient frappé la batte, rattrapé la balle ou regagné acrobatiquement leur base, héros d’un âge d’or enfui, un âge qui suscitait des rêves joyeux et vivants chez le jeune garçon. « Un peu de tout, voilà le secret de la réussite pour une entreprise comme la mienne, Brian. Diversité, plaisir, émerveillement, satisfaction… c’est aussi le secret d’une vie réussie d’ailleurs… (…) Bon, voyons… ça doit bien être quelque part… Ah »
Il tira une carte du milieu de la boîte comme un prestidigitateur qui fait un tour, et la déposa triomphalement dans la main de Brian.
C’était bien une carte Sandy Koufax.
C’était bien une carte des Topps de 56.
Et elle était signée.
« À mon vieil ami Brian, avec mes meilleurs vœux, Sandy Koufax », lut Brian d’une voix étranglée.
Étranglée au point qu’il fut incapable d’articuler un mot de plus. » (42)

La place du rêve.

    Brian vient de recevoir de Leland Gaunt la carte de Sandy Soufax, dans son enveloppe en plastique. Il n’ose pas l’ouvrir, et c’est Gaunt qui le fait à sa place, lui mettant la carte dans la main. Brian regarde la carte avec les yeux d’un amoureux: « Il apercevait de minuscules creux à la surface de la carte, ceux laissée par la plume du stylo avec lequel Sandy Soufax avait signé son nom et écrit celui de Brian. La signature de Sandy Koufax était presque identique à sa signature imprimée, sauf que cette dernière se lisait « Sanford Koufax » Mais la signature manuelle était mille fois mieux, parce qu’elle était réelle. Sandy Soufax avait tenu cette carte et opposé sa marque dessus, la marque de ses mains si vivantes et de son nom magique.
Mais il y avait en plus le propre nom de Brian. Sans doute un garçon avec le même prénom que lui avait-il attendu près du vestiaire avant une partie, et Sandy Koufax, jeune et fort, ses parties de gloire encore à l’état de simple promesse, avait pris la carte qu’on lui avait tendue (et d’où se dégageait encore, probablement, un parfum douceâtre de chewing-gum rose) et apposé sa marque dessus…c’est-à-dire aussi la mienne, songea Brian. »
    Il se met à rêver: « Agréable odeur d’herbe fraîchement coupée.
Lourd claquement du frêne7 contre la peau de cheval.
Cris et rires en provenance de la cage de base8.
« Bonjour, monsieur Koufax. Pouvez-vous me signer une carte, s’il vous plaît? »
Un visage étroit. Des yeux bruns. Des cheveux sombres. Il soulève un instant sa casquette, se gratte la tête à hauteur de ses premiers cheveux, remet la casquette.
« Bien sûr, petit. » (Il prend la carte.) « Comment t’appelles-tu?
– Brian, M’sieur, Brian Seguin. »
Scritch, scratch, scrotch sur la carte. La magie, les lettres de feu.
« Veux-tu devenir joueur de base-ball quand tu seras grand, Brian? » La question sonne comme si elle était récitée par cœur, et il parle sans lever les yeux de la carte qu’il tient dans sa grande main droite, afin d’écrire de sa main gauche, celle qui ne va pas tarder à devenir magique.
« Oui, M’sieur.
– Alors répète tes exercices. » Et il lui rend la carte.
« Oui, M’sieur! »
Mais déjà Sandy Koufax s’éloigne, tout d’abord au pas, puis au petit trot sur l’herbe fraîchement coupée, en direction des vestiaires, tandis que son ombre trottine à côté de lui… » (42/3)

Souvenirs.

    L’histoire des gens est souvent rattachée à des événements liés au base-ball, qui laisse chez les amateurs, des souvenirs durables: « Larry se mit à penser aux matchs de base-ball qu’il regardait à la télévision, cinq ans plus tôt. Un souvenir qui lui faisait chaud au cœur, car c’était la dernière fois qu’il s’était senti vraiment heureux, en pleine forme, l’esprit en paix. » (Le Fléau, 232) Dans un tel climat, la réputation est souvent déterminée par le degré de performance atteint dans ce sport: « Mon frère Pete est mort d’une appendicite aiguë; (…) il venait tout juste de fêter ses quatorze ans, et il était le meilleur batteur de base-ball du pays. » (Simetierre, 69)
    Une passion aussi prenante suscite des souvenirs inoubliables de jeunesse. Un adulte revient sur les lieux de son enfance et va revoir « le terrain où les gosses jouaient au base-ball -à l’époque où, lui semblait-il, quatre-vingt-dix pour cent de la population était composée d’enfants ». Les enfants jouaient au base-ball sur ce terrain jouxtant un dépôt pour camions, dont un des propriétaires, Tracker, se plaisait à entraîner les joueurs: « Le terrain n’avait guère changé, mais il suffisait de le voir pour se rendre compte qu’on n’y jouait plus au base-ball. Les traditions ne s’étaient pas perpétuées, pour d’obscures raisons.
En 1958, ce n’était pas des lignes blanches de chaux qui délimitaient le périmètre de jeu, mais les sillons creusés par les pieds des coureurs. Il n’existait pas de vraies bases
pour ces garçons (…), mais Tony gardait précieusement quatre morceaux de toile à bâche crasseux, que l’on disposait cérémonieusement ensuite sous l’un des bâtiment de briques, quand le crépuscule mettait définitivement fin au jeu. » Eddie évoque un joueur plus fort que son âge qui est lent, a du mal à se déplacer, mais « quand il réussissait à prendre une balle, elle allait très, très loin. Les deux qu’il avait expédiées par dessus la barrière avaient été miraculeuses. On n’avait jamais retrouvé la première, alors qu’ils avaient été une bonne douzaine à fouiller la pente raide qui descendait dans les friches.
Quand à la deuxième (…) Il avait frappé celle-ci avec une telle vigueur que l’enveloppe, déjà un peu fatiguée, était retombée au sol à un mètre à peine de la deuxième base, comme un gros papillon, tandis que la balle elle-même s’élançait dans une superbe lumière de crépuscule tout en s’effilochant, et que les enfants se tournaient pour suivre sa progression, frappés d’admiration. Elle s’élevait encore quand elle avait franchi la barrière et Eddie se rappela l’exclamation de Stringer Dedhamm: « Sainte merde! » lancée à voix retenue et stupéfaite, tandis qu’elle décrivait son arc suivi d’une chevelure de comète. Elle n’avait sans doute pas encore touché le sol que déjà une demi-douzaine de gamins grimpaient comme des singes à la barrière. Tony Tracker riait, l’un air idiot, et avait crié: « Celle-là serait sortie du Yankee Stadium, vous m’entendez? Celle-là serait sortie de ce putain de stade! »
C’était Peter Gordon qui l’avait trouvée, non loin du ruisseau. (…) A vrai dire, il n’en restait plus grand chose, sauf que, et c’était presque un miracle, le fil ne s’en était pas rompu.
Sans se concerter, les garçons avaient ramené les restes de la balle à Tracker, qui les avait examinés sans dire un mot, entouré du groupe silencieux des enfants. De loin, on aurait pu voir dans le tableau de cet homme imposant entouré de gosses la célébration de quelque culte de vénération pour un saint objet. (…) La pelote que Tony Tracker lui avait tendue était à peine plus grosse qu’une balle de golf 9. » (Ça, 536/8)

L’utilisation littéraire.

    Stephen King a su utiliser avec habileté son goût pour le base-ball, et plusieurs passages cités plus haut sont un témoignage de cet attrait. Celui qui me semble le plus réussi est celui qui narre le cadeau d’un peintre alcoolo, Dave, à un enfant cancéreux, Joe. C’est le père qui raconte:
« Ce que Joe aimait le plus, c’était le base-ball. Il en était fou. Il collectionnait les autocollants, les emballages de chewing-gum… il me bassinait pour que j’achète une antenne parabolique de réception: il voulait voir les parties des Royal -c’étaient ses préférés- et celle des Cubs, aussi sur WGN, la station de Chicago. À huit ans, il connaissait la moyenne de tous les joueurs de la Ligue américaine. Dave et moi, nous l’avons amené voir des parties trois ou quatre fois. C’était quelque chose d’amener ce gosse dans une visite guidée du paradis. Dave l’a emmené deux fois, lorsque j’étais pris par mon travail. »
    Joe est tombé malade, et les médecins lui ont annoncé qu’il ne pourrait assister à aucune partie les mois suivants:  » Quand Dave est venu le voir, Joe s’est mis à pleurer à cause de ça. Dave l’a serré dans ses bras et lui a dit: « Si tu ne peux pas aller voir les parties, Joe, eh bien, je t’amènerait voir les Royal, moi. »
Joe l’a regardé et lui a demandé: « Comment, en personne, Oncle Dave? C’est comme ça qu’il l’appelait, Oncle Dave.
« Non, là je ne peux pas, mais je peux faire presque aussi bien, tu vas voir », il a répondu. »

    Les médecins ont prévenu les parents que l’enfant était condamné: « Dix jours après lui avoir fait sa promesse, Dave est arrivé dans la chambre de Joe, à l’hôpital, un sac en papier dans chaque bras. « Qu’est-ce que tu apportes, Oncle Dave? » » que demande Joe, en s’asseyant sur son lit. (…) « Les Royal, évidemment, répond Dave Je te l’avais dit, non? » »
Alors il a posé les deux sacs sur le lit et les a renversés. Il fallait voir l’expression sur la figure du petit… Jamais, jamais je n’avais vu ça. Il s’est illuminé comme un sapin de Noël ».
    Le père pleure de chagrin à ce souvenir: « Lorsque Dave a retourné les sacs, ce sont des balles de base-ball qui sont tombées, plus de deux douzaines. Mais pas n’importe quelles balles car ils avait un visage peint sur chacune, celui d’un des joueurs de l’équipe 1980 des Kansas City Royal. C’était pas non plus -comment on dit déjà? des caricatures. Non, c’était aussi bien que les têtes de Norman Rockweell pour les premières pages du Saturday Evening Post. J’avais vu le travail de Dave, ce qu’il faisait avant de s’être mis à boire vraiment sérieusement, et c’était bon, mais ça ne valait pas ça. Il y avait Willie Aikens, Franck White, U. Washington, George Brett… Willie Wilson et Amos Otis… Dan Quisenberry, qui avait l’air aussi mauvais qu’un méchant dans un film de cow-boy… Paul Splittorff et Ken Brett… je ne me souviens pas de tous les noms, mais c’était toute la foutue équipe, y compris Jim Frey, l’entraîneur.
Et avant de venir apporter les balles à Joe, il est allé à Kansas City et s’est débrouillé pour que tous les joueurs les signent, sauf un. C’est Darrel Porter, un receveur, mais il a promis de signer se balle dès qu’il pourrait. Et il l’a fait. »
    C’était un travail considérable: « Ce que je ne sais pas, c’est comment il s’y est pris pour aller aussi fichtrement vite. Tout ce que je peux imaginer, c’est qu’il a dû travaillé jour et nuit, parce qu’il avait terminé en dix jours. Et c’était bougrement réussi;
Il savait bien qu’il fallait aller vite. » (197)

« – Vous auriez dû voir son expression, répondit Soames d’une voix lointaine. Vous n’auriez pas cru ça possible, de le voir assis dans son lit, en train de regarder toutes ces figures avec leurs casquettes aux couleurs de Kansas City posées sur leur tête ronde. je ne sais pas comment les décrire, mais jamais je ne l’oublierai… Vous auriez dû voir son expression…
Joe s’est beaucoup affaibli vers la fin, mais jamais au point de ne pas pouvoir voir les Royal à la tété, ou de ne pas écouter le reportage à la radio, et les balles étaient toutes rangées dans sa chambre. Le rebord de la fenêtre était cependant la place d’honneur. C’est là qu’il disposait les neuf hommes qui jouaient la partie qu’il regardait, ou dont il écoutait la retransmission. Si Frey changeait de batteur, Joe l’enlevait du bord de la fenêtre et le mettait de nouveau à sa place. Et quand le joueur était à la batte, Joe prenait la balle avec sa main. Ainsi-« 
Soames s’interrompit brusquement et enfonça le visage dans son grand mouchoir. » (198/9)
    On peut noter que le stade de Bangor, construit grâce au financement de King, a pour nom « stade Mansfield », du nom du fils de l’entraîneur de l’équipe des minimes dans laquelle a joué Owen, le second fils de King. Sur la stèle à l’entrée du stade est portée l’inscription: « À Shawn Trevor Moansfield10 et tous les autres gamins qui ne pourront jamais jouer au base-ball. »

    L’intérêt peut se situer au niveau de l’intrigue. On connaît les conséquences de l’achat de la carte de base-ball par Brian: le mensonge, la vilenie, le désespoir et le suicide. Car cette carte n’existe que dans son imagination. Son plus jeune frère, Sean, a constaté l’intense intérêt que Brian manifeste pour une nouvelle carte. Quand il la découvre, comme il n’est pas illusionné par Leland Gaunt, il voit cette carte comme elle est: « L’aîné croyait que son cadet ignorait tout de la carte, mais il se trompait. Sean savait même qui était dessus, car arrivé de l’école bien avant son frère, aujourd’hui, il s’était introduit dans sa chambre pour la regarder. Il se demandait pourquoi Brian y tenait tant; elle était vieille, sale, écornée, à demi effacée. En plus, Sean n’avait jamais entendu parler de ce joueur, un lanceur des Dodgers de Los Angeles du nom de Sammy Koberg, dont les coups gagnants se comptaient sur les doigts de la main. Un type qui n’avait même pas passé une année entière dans la première division. Qu’est-ce que Brian pouvait bien lui trouver, à cette carte? » (509)
    Il trouve Brian assis dans le garage, le fusil de chasse de son père le canon pointé vers sa tête: « Brian s’accrochait d’une main à l’arme et tenait de l’autre la vieille carte de base-ball crasseuse qui semblait avoir une si grande emprise sur sa vie, depuis une semaine. » Sean est épouvanté: «  »Fais pas l’idiot! Tu… tu me fiches la trouille!
– Tu dois me faire une promesse », répondit Brian. Il avait enlevé chaussettes et tennis et glissait un gros orteil sous le pontet de la Remington. (…) « Ne va jamais là-bas, reprit-il. Le Bazar des Rêves est un endroit empoisonné, et Monsieur Gaunt un empoisonneur.(…) Jure-moi que tu n’achèteras jamais les poisons que vend Monsieur Gaunt. »
    Sean jure ce que veut Brian et le supplie de poser le fusil. «  »Je t’aime, frérot… » Brian regarda la carte de base-ball. »Sandy Koufax… de la merde », observa Brian Rusk en appuyant sur la détente avec son orteil. » (511)

    Outre ces deux brillantes réalisations littéraires, on trouve dans l’œuvre de King de nombreuses notations concernant le base -ball, utilisé comme élément comparatif. Dans les trocs, comme ces deux voisines: « Rachel et Norma s’aimaient bien, et elles avaient scellé leur amitié en échangeant des recettes de cuisine à la façon de deux garçonnets qui troquent de ces images de vedettes de base-ball qu’on trouve dans les paquets de céréales précuites. » (Simetierre, 35) Dans l’évaluation des chances: « On a autant de chances de sauver quelque chose, déclara Vic, que les Cleveland Indians de remporter le championnat de base-ball cet automne. » (Cujo, 35) Dans l’attitude des personnages, qui rappelle telle scène de jeu, comme dans cette querelle entre trois hommes: « Le tableau qu’ils formaient ainsi rappelait vaguement quelque chose à Halleck. Quelque chose de familier. On aurait dit des joueurs de base-ball qui s’empoignent avec les arbitres au sujet d’un point contesté. » (La Peau…, 58) Pour caractériser l’habileté tactique: « Louis se prit à aligner les arguments avec une faconde qui n’était guère dans son style. Cette facilité de parole toute nouvelle l’emplissait d’une sorte de griserie mesquine. Il avait l’impression d’être un ailier remplaçant qui se retrouve soudain avec le ballon et réalise une percée spectaculaire, louvoyant à travers les lignes adverses, déjouant toutes les tentatives de placage avec une aisance inexplicable. » (Simetierre, 337) Ou même dans l’acte sexuel, comme Tom, quand il veut s’empêcher de jouir trop vite: « Dans ces cas-là, il se mettait à penser au nombre de coups marqués en moyenne par match par les White Sox. » (Ça, 119)

Pour conclure.

    On sait que King s’est intéressé à l’équipe locale de base-ball dans laquelle jouait son fils Owen. Il a même dépensé 1,2 millions de $ pour offrir un stade convenable à la ville de Bangor pour que son fils puisse jouer dans des conditions satisfaisantes. Il a été quelque temps l’entraîneur de l’équipe « En rejoignant ce que sa femme Tabitha11 appelle la « communauté des pères par intérim entraîneurs de base-ball », King a pu vivre avec intensité la relation père-fils qu’il n’a jamais connue. Abandonné par son père à un âge où il ne pouvait pas lancer de balles et encore moins tenir une batte, King était comme fou à l’idée de partager sa passion du base-ball avec son plus jeune fils, Owen, première base, et ses amis. »12 Owen King a fait partie de l’équipe des minimes Bangor West All Stars, qui a remporté un championnat en 1989, et c’est cette saison que King a raconté dans l’article Head Down (que j’avais cité dans l’introduction pour signaler que j’y reviendrai). Cet article a paru dans le New Yorker13 et repris dans l’anthologie américaine Rêves et Cauchemars. L’éditeur français, considérant l’intérêt que les Français portent au base-ball, a tout simplement décidé de ne pas le reprendre… Pour King, cette expérience n’a pas été que paternelle: elle lui a aussi permis de mieux s’insérer dans la communauté de Bangor.

    Parmi les rumeurs tenaces qui traînent depuis des années: King aurait toujours le projet d’écrire un livre qui ne serait pas de fiction sur le base-ball et pourrait racheter l’équipe des Red Stock…

    Et ce diable d’homme a les pouvoirs de faire l’un et l’autre…

Armentières, le 12 mars 1999.


1 Dans Stephen King Field of Dreams, article de Daniel Golden, paru dans le Boston Globe Magazine du 20 août 1992. Cité dans le livre de George Beahm Tout sur Stephen King, éd. Lefrancq 1996, p.100.

2 Citation d’une conférence de presse d’octobre 1990, (c) 1992 by George and Mary Beahm. Édition Warner Books de 1994, p. 329. Livre non traduit en français.

3 Article de Daniel Golden cité plus haut, p.100.

4 Le base-ball (littéralement, balle à la base) est un jeu qui dérive de la balle au chasseur et du cricket, dont les règles actuelles ont été codifiées en 1845 aux USA, dont il est le sport national, avec le basket-ball. Longtemps sport typiquement américain, il se répandra dans le monde avec l’expansion des USA dans le monde asiatique après la seconde guerre mondiale. Il ne figure parmi les disciplines olympiques que depuis 1992. jusqu’alors, il y figurait comme sport de démonstration, avec en 1988 les USA premier du classement. En 1992, Cuba, Taipeh et le Japon. En 1996, Cuba, Japon et USA.
En France, ce sport est pratiquement inconnu et ne suscite aucun intérêt: 12.000 licenciés seulement, à comparer aux 1.900.000 du football…

5 Ce nom a été cité un § plus haut, par Danny.

6 A la différence de nos championnats de football, qui se déroulent de l’automne à l’été, les matchs de base-ball américains se passent du printemps à l’automne.

7 La batte, en bois (le frêne) ou en aluminium, mesure un peu plus d’un mètre pour une largeur et un diamètre d’environ 7cms.

8 Les 3 bases sont des piquets jalonnant le parcours qui doit être suivi par chaque joueur lorqu’il a frappé la balle. La home-plate est la base qui sert de point de départ et d’arrivée des joueurs.

9 La balle, en liège et en corde, recouverte de peau, a un diamètre de 7,5 cms, pour un poids d’un peu moins de 150 grammes.

10 Mort à 14ans d’une méningite. À comparer au slogan publicitaire de l’agence de publicité de Cujo cité plus haut: « La légende était simple: BILLY BELLAMY NE MARQUERA PLUS JAMAIS LE COUP GAGNANT. »

11 Tabitha a écrit un roman sur le basket One for one, qui n’a pas été traduit en français.

12 Stephen King Field of Dreams, article de Daniel Golden, références données plus haut, p.96.

13 The New Yorker du 16 avril 1990. Cet article n’a pas été traduit en français.





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