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« Il appartient au public maintenant » : Frank Darabont sur l’héritage et les 25 ans des Evadés

A l’occasion des 25 ans du film « Les Evadés », le site Deadline a récemment discuté avec Frank Darabont au sujet du curieux chemin rencontré par le film et son héritage. Nous vous proposons ci-dessous notre traduction de l’article. 

 

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Columbia Pictures etCastle Rock Entertainment ont sorti le premier long film de Frank Darabont à la mi-otobre, avec des chiffres décevant : $16 millions de dollars, soit une perte d’environ 9 millions de dollar par rapport au budget de sa production.

L’échec du film « Les Evadés » (The Shawshank Redemption) a été aloué à un mauvais timing (le film « Pulp Fiction » est sorti le même jour en octobre), à son titre compliqué, à sa durée de 2h22, et à des éléments marketing plutot austères.

La seconde vie du film est apparue début 1995, sous la forme de ses 7 nominations aux oscars, dont celui du Meilleur Film, ainsi qu’un autre pour le scénario de Frank Darabont portant sur une amitié peu probable entre deux prisonniers d’une maison du Maine. Morgan Freeman a également été nominé pour le role du Meilleur acteur.

Les trophés ont été gagnés par Forrest Gump, mais les nominations ont permis au film de ressortir au cinéma, générant 12 millions additionnels au box office.
La forte apparition du film entre les diffusions télévisées et le succès en vidéo lui ont permis de gagner une seconde vie, et de devenir, finalement, un phénomène culturel. La prison est devenue une destination touristique avec des revenus annuels avoisinant les 16 millions de dollars, soit l’équivalent approximatif du film au box office lors de sa première sortie cinéma.

« Ce n’est pas le chemin que quiconque attendait. C’est unique », déclare Frank Darabont.

 

Stephen King Frank Darabont

 

 

Deadline : Avec la célébration du 25e anniversaire des Evadés, vous avez revisité le film, qui a obtenu une nouvelle sortie cinéma. Etait-ce le même film que vous vous rappeliez avoir fait?

Frank Darabont : C’est intéressant de voir à quel point parce que ça date tellement que, d’une manière, c’est arrivé à quelqu’un d’autre. On dirait quelque chose d’une autre vie, d’une autre époque. Donc maintenant je peux regarder le film et juste l’apprécier tel qu’il est, comme un membre du public maintenant, ce n’est pas comme si chaque scène me renvoi vers des souvenirs, il faut en réalité que j’aille chercher ces souvenirs, si je le veux. Mais chaque fois que je le regarde, je me dis « C’est un très bon film ». » Et j’ai une gratitude envers cela, mais en meme temps je ne le perçois plus vraiment comme étant mon film. Et en effet, ce n’est pas mon film, pour dire vrai, il appartient maintenant à quiconque l’apprécie. Il appartient à quiconque le tient dans son coeur. Il appartient au public maintenant.

 

« Il appartient à quiconque le tient dans son coeur.
Il appartient au public maintenant. »

(Frank Darabont au sujet du film « Les Evadés »)

 

Deadline : Il y a une description de la perception de l’art, comme étant un triangle qui change en permanence de forme, avec les trois pointes du triangle étant l’art, l’artiste et le public…

Frank Darabont : Oui. Je suis d’accord avec ça. C’est très intelligent.

Deadline : Il n’y a pas beaucoup de films qui changent autant que « Les Evadés » dans la perception du publique. Le film était une déception au box office lors de sa sortie initiale au cinéma, mais maintenant il est fréquemment cité comme un des films préférés de tous les temps. Votre intéraction avec les fans doit être intense…

 

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Frank Darabont : Je suis merveilleusement satisfait de tout cela. Reconnaissant que le film ait tenu de cette manière, mais aussi reconnaissant pour le fait qu’il continue de trouver une nouvelle génération de spectateurs parce que l’ancienne génération veut le partager aux générations plus jeunes. Il ne cesse de s’accrocher et c’est extremement gratifiant, vous voyez?
Le fait qu’il soit ne serait-ce que remarqué sur IMDB est incroyable, sans évoquer qu’il est listé comme le meilleur film. C’est surréaliste pour moi. C’est incroyable. Mais c’est un testament du pouvoir des bonnes histoires qui parlent aux gens. Il parle aux gens qui sont disposés à ouvrir leur coeur à une histoire. Si ces choses sont alignées, alors il y a quelque chose qui peut perdurer. Je prendrai un instant pour rappeler que c’est Stephen King qui a à l’origine écrit cette fantastique histoire, et que je suis reconnaissant d’avoir été en mesure de prendre son histoire pour la transformer en un film que tout le monde apprécie tellement.

 

« C’est un testament du pouvoir des bonnes histoires qui parlent aux gens.
Il parle aux gens qui sont disposés à ouvrir leur coeur à une histoire »

(Frank Darabont au sujet du film « Les Evadés »)

 

 

Deadline : « Les Evadés » était votre premier long-métrage en tant que réalisateur, ce qui rend le résultat encore plus impressionant. Lorsque vous débutiez la production, quel était le challenge ou le problème qui vous inquiétait le plus?

 

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Frank Darabont : Et bien, je pense qu’avec « Les Evadés« , je savais que c’était une histoire très touchante et qu’il y avait une ligne très fine entre un sentiment honnete et quelque chose de trop sentimental. Je savais qu’il y avait toujours une ligne très fine qu’il ne fallait pas la dépasser pour devenir trop kitsch. Avoir Tim et Morgan comme acteurs principaux m’a certainement permis parce qu’ils ont toujours joué les choses très honnetement. Mais oui, il y a quelques moments où on se dit « Oooh, si je prend cela un peu trop loin, ça va faire trop ». Et pour certaines personnes c’est déjà le cas. Certaines personnes ne se préoccupent pas des choses qui veulent essayer d’obtenir une réponse émotionnelle honnete. Mais pour la majorité des gens, si l’équilibre est juste, alors il y a une gratitude de la part des spectateurs. Je le ressens également lorsqu’un réalisateur le fait pour moi. C’est comme « Oh, tu me donne vraiment de l’empathie pour ce qu’il se passe avec ces personnages. » Je ne voulais pas dépasser cette ligne. Je pense réellement que c’était probablement l’aspect principal à quoi je pensais. Je voulais que ce soit délivré honnetement, vous voyez? Partager une histoire avec des sentiments honnetes, sans que cela ne devienne trop sentimental. Je ne voulais pas que cela devienne une carte postale d’un film de prison.

Deadline : Le ton est un des éléments les plus délicats, de bien des manières.

 

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Frank Darabont : Oui. Donc je pense que c’était ça. Je pense que c’était le ton plus que quelconque autre chose, et bien entendu, ces moments on les chasse également durant le montage. Travailler avec Richard Francis-Bruce était un cadeau. Un éditeur brillant et un partenaire génial dans la salle de montage. Nous en étions très conscient. Je ne dirai pas que nous nous en inquiétions, je dirais juste qu’il y avait cette ligne fine que nous ne voulions pas dépasser. Si nous en étions trop proche, nous essayions alors de faire un pas de coté et de tourner autour.

Deadline : Il n’est pas facile de faire un film honnête, dans une époque ironique. Certaines personnes vont dans tous les cas vous attaquer…

Frank Darabont : Oui, tout à fait, et elles tendent à être des critiques de grandes villes. Je ne mentionnerai pas de noms, mais vous savez, c’est amusant de voir que « Les Evadés » était (à Los Angeles, où j’habite) n’a pas été un film particulièrement bien reçu par les critiques. C’est parce que la seule critique à donner 4 étoiles que quiconque a lu provenait de sources new yorkaises et de LA. Mais entre LA et New York, nous avons eu des centaines de formidables et glorieuses critiques. C’est pourquoi nous nous sommes focalisés sur toutes celles-ci pour la campagne des oscars. L’idée était « Mettons autant de citations que possibles pour réduire l’impact des perceptions de Los Angeles et de New York. »

 

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Deadline : Il y a tellement de performances mémorables dans ce film. Pouvez-vous nous parler d’une que vous appréciez encore plus maintenant qu’à l’époque?

Frank Darabont : Et bien, la chose qui me vient à l’esprit (et cela recoupe en quelques sens votre question de tout a l’heure sur ma vision du film, maintenant), la chose qui me frappe lorsque je revisite le film est simplement dans quelle mesure la performance de Tim Robbins est géniale et subtitle tout au long du film. Je v eux dire, c’est vraiment le film de Red, donc il s’agit de Morgan Freeman qui intéragit en permanence avec le public, tandis qu’Andy demeure une sorte d’énigme. Son voyage émotionnel se devait d’être très très subtile, pour qu’il marche. Et Tim le fait. J’en suis à chaque fois frappé parce que lorsque l’on pense aux « Evadés » on pense en premier à Morgan Freeman. « Wow, Morgan Freeman est super » Et il est génial, mais il est facile de négliger la note parfaite de Tim. Il est tout simplement très bon. Je pense qu’il s’agit de la meilleure performance de sa carrière. C’est bien entendu mon opinion. Plus je revisite le film et plus je dois me concentrer sur lui et remarquer le travail qu’il fait.

 

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Deadline : Vous avez tourné le film dans l’Ohio, sur une période de trois mois. Juin, juillet et aout 1993. Y a t’il dans votre mémoire un cliché qui transmet l’énergie ou la personnalité du tournage?

Frank Darabont : La journée qui me parle le plus du tournage était la plus simple journée du t ournage, qui était celle avec Tim et Morgan assis dans l’ombre de la prison, contre le mur, à parler de Mexico. C’est une séquence de dialogue entre deux amis, 5 ou 6 minutes. C’était un véritable plaisir de la tourner. Je pense que nous avons fait trois prises et elle était bouclée. Ils ont fait le film rien qu’avec cette scène. Il n’y avait rien de compliqué. Il fallait pointer la caméra et laisser les acteurs faire ce qu’ils font. Je me rappelle m’asseoir sur un cageot de pommes et laisser la scène se faire parce qu’ils étaient tous les deux trop bons. J’étais assis et je me suis dis « Ok, je pense que nous avons le film ». C’est une scène essentielle du film, vraiment, où ils se disent toute la vérité. C’est juste l’honnêteté et l’amitié qui coule à travers eux, à l’exception du petit secret d’Andy. Il a ce trou dans le mur de sa cellule, et il va partir. Mais cette discussion est très profonde sur un plan émotionnel, et c’est une scène très sincère et très belle. Je suis fier d’eux deux.

Deadline : Pourquoi y a t’il tellement de bons films autour des prisons? Il y en a une longue liste : « Cool Hand Luke », « Escape from Alcatraz », « The Longest Yard », « Papillon », « Dead Man Walking », et si l’on ajoute les camps de prisonniers de guerre, il y a « The Great Escape », « Stalag 17″… et vous êtes retourné dans le milieu carcéral avec Stephen King pour tourner « La Ligne Verte ». Et ce sont les premiers qui me viennent à l’esprit…

Frank Darabont : En haut de la liste, il ne faut pas oublier John Frankenheimer son « Birdman of Alcatraz ». Oh m on dieu, il était un réalisateur tellement talentueux. Il m’a été une telle inspiration pour le projet des « Evadés ». Non seulement d’un point de vue conceptuel, mais également inspirationnel. Lorsque nous parcourions les prisons que nous pouvions utiliser, nous avions alors deux choix. Je savais au fond de mon coeur que la Prison d’Etat de l’Ohio allait être la bonne, j’avais un sentiment là-dessus, mais pour en être certain nous avions décidé de nous rendre également à Nashville parce qu’il y avait une grande prison que nous voulions visiter. Et, quelques années plus tard, j’ai utilisé la prison de Nashville pour les scènes extérieures de La Ligne Verte. Mais lors de notre première visite, nous étions en train de faire le tour de cette vieille prison abandonnée et traversions la cour de la prison lorsque j’ai aperçu une autre équipe qui l’explorait…

Deadline : Qu’est-ce qui vous a fait les reconnaitre?

Frank Darabont : C’était évident parce que le groupe suivait ce type comme des bébés canards suivaient leur mère. C’est ce à quoi ressemble toujours une équipe en reconnaissance! Dans tous les cas, je les ai regardé et j’ai vu le type qui les guidait et je me suis dit « Tiens, ce gars ressemble énormément à John Frankenheimer. » Il a tourné la tête et m’a vu, et je suis dit « Oh mon dieu, c’est John Frankenheimer! » Il s’était littéralement arrêté et venait dans ma direction. Il est venu avec un grand sourire, m’a secoué la main et m’a dit « Hey, je suis John Frankenheimer ». Et j’ai répondu « Oui, je sais! C’est incroyable que vous soyez là »

Deadline : C’est incroyable. Il était en reconnaissance?

Frank Darabont : Plus qu’incroyable! Il était tellement généreux et encourageant. Il faisait de la reconnaissance pour « Against the wall », un film d’HBO qu’il a fait au sujet d’Attica, et il a en réalité tourné là-bas, à la prison de Nashville tandis que nous étions à Ohio, en train de tourner « Les Evadés« . Il était bienveillant et m’a demandé, les banalités : qui êtes-vous? Quel est votre projet? Dites-m’en plus sur vous… etc, je ne pouvais pas le croire. Je lui ai dis que c’était le premier film que je tournais, qu’elle se passe dans un milieu carcéral, etc. Je n’oublierai jamais à quel point il était encourageant et gentil, ça comptait beaucoup pour moi. C’était un de ses moments surréalistes de ma vie, parce que, « Birdman at Alcatraz » est dans l’ADN même des « Evadés« . C’était clairement une inspiration pour ce que je faisais et de le voir là-bas, marcher vers moi, en étant aussi bienveillant, de prendre 15 minutes de son agenda pour encourager un apprenti réalisateur se préparant à faire son premier film? Cela m’a tellement impressionné à l’époque, et cela continue toujours à m’impressionner. Un véritable homme bon.

 

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Deadline : C’est une coincidence incroyable. Surtout si l’on prend le temps de penser à toutes les connections qu’il y a entre « Birdman of Alcatraz » et « Les Evadés ».

Frank Darabont : Oh oui. Clairement! Le personnage de Brooks, joué par James Whitmore dans « Les Evadés« , est une branche de philosophie de l’arbre qu’est « Birdman of Alcatraz ». Bien entendu il a le corbeau dont il prend soin, etc, et bien que je n’ai jamais demandé à Stephen King d’où l’idée provenait, mais je suis certain que dans son subconscient c’est lié au film de Frankenheimer, parce que cela semble réellement comme une connection directe, n’est-ce pas?

Deadline : Avec votre intérêt du genre, vous avez du parler de Brubaker à Morgan Freeman.

Frank Darabont : Oh, oui! Dès la première fois que je l’ai rencontré, en réalité, j’ai dis « J’aime Brubaker, c’est tellement un bon film ». Il y avait un role très mineur mais aussi très mémorable. Je me rappelle l’avoir complimenté. Je pense qu’il était impressionné que je connaisse le film, mais c’est véritablement un de mes préférés du genre. Il est indéniablement parmi mes préférés.

 

 

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Deadline : Et si je ne me trompe pas, je pense que Brubaker a été son premier film? Bien entendu il fut précédé par sa mission avec The Electric Company, qui était très important pour moi quand j’étais enfant. Il a joué dans Easy Reader, dont j’ai par la suite appris que cela a probablement été un nom inspiré par « Easy Rider ».

Frank Darabont : Oui, Brubaker a en réalité été son premier film. C’est vrai. Et à vous écotuer on dirait entre Tim Robbins avec The Electric Company. C’est ce que Tim n’apparait pas de dire durant le tournage. Pour lui, travailler avec Morgan était très important, et tout traitait de The Electric Company. Morgan a bien entendu fait une grosse impression sur une certaine génération en faisant cela, parce que les gens lui en parlent tout le temps. Certaines choses restent attachés aux gens. Et, vous savez, je suis fier de dire que « Les Evadés » est une de ces choses.

 

« L’espoir est une bonne chose, peut-être ce qu’il y a de mieux. Et les bonnes choses sont éternelles » (Les évadés)

 

Les évadés, film Stephen King

 

Le film « Les Evades » (The Shawshank Redemption »

 

Sorti en 1994 aux USA, et en 1995 en France, le film « Les Evades », réalisé par Frank Darabont, maintenant reconnu comme le film le plus populaire selon le classement international du site IMDB, avait pourtant été un échec cuisant au box office, en n’amassant, difficilement, qu’un petit million de dollar le weekend de sa sortie.

En réalité, ce sont les 7 nominations aux oscars, et surtout le bouche à oreille suivi par les locations de VHS (« Les évadés » a été le film le plus loué en 1995!) qui ont petit à petit permi au film de gagner son rang de film le plus connu et le plus apprécié ! 
> Découvrez les secrets du tournage du film « Les évadés »

Par la suite, Frank Darabont réalisera deux autres adaptations de Stephen King (« La Ligne Verte » et « The Mist« ), avant de voguer vers de nouveaux horizons, notamment en créant et lançant la série « The Walking Dead », avant de se faire limoger du projet auquel il a dédié dix années de sa vie et qu’il a lancé. Avec le sujet que nous connaissons aujourd’hui.
Car la série continue d’exister, dix années plus tard.

 

Le film « Les Evadés » s’inspire de la novella « Rita Haywort et la Rédemption de Shawshank », publiée dans le recueil « Différentes Saisons« .
Venant de célébrer ses 25 ans, aux Etats-Unis, avec une ressortie exclusive en salles et un livre exclusif sur la genèse du projet, « Les Evades » vient également de ressortir en France dans une toute nouvelle édition bluray.
De plus, le scénario des « Evadés » et de « La Ligne Verte » est maintenant proposé dans « Hopes and Mirables », un livre en édition limitée chez Gauntlet Press 

 

Si vous voulez commander : 
Le film « Les évadés », qui ressort en bluray 
 
Le livre « Différentes Saisons »

 

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