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Films

Tim Robbins sur les raisons faisant de « Les Evades » le film le plus populaire

Le site Entertainment Weekly a récemment partagé une interview avec l’acteur Tim Robbins, dans laquelle celui-ci s’est exprimé sur les raisons qui expliquent qu’aujourd’hui, 25 ans après la sortie du film « Les Evades », le film est encore et toujours le film préféré au monde. Et ce malgré un parcours difficile, car le film a été un échec au box office, mais a réussi à se créer un public grâce au bouche à oreille et aux locations de cassettes.

 

Film Stephenking Les Evades

 

 

EW : Qu’est-ce qui vous vient à l’esprit quand vous entendez que le film est toujours #1 de la liste des films les plus populaires, de tous les temps, sur le site IMDB?

Tim Robbins : Cela a été une véritable bénédiction. Quand vous êtes dans un film qui est le plus populaire de tous les temps, on peut l’enlever de sa liste des choses à faire avant de mourir. Pour le point de vue, lorsque vous êtes dans cette industrie, souvent les gens sont dans une quête permanente de se surpasser. Si votre nouveau film ne dépasse pas les résultats du précédent, alors vous êtes sur le déclin. Et je n’ai jamais été dans cette philosophie, parce qu’avec les films dans lesquels j’ai participé je visais plutôt à ce qu’ils perdurent plutot qu’ils apparaissent soudainement puis disparaissent. Et je pense que le testament des grands films est qu’il restent encore avec les gens, bien des années après qu’ils soient faits. Et donc faire partie d’un film comme ça est un véritable honneur.

 

EW : Et comment analysez-vous son échec initial au box office?

Tim Robbins : Quand il est sorti, il n’a pas été bien reçu au box office, pour plusieurs raisons. Déja, il y a le titre, personne ne peut s’en rappeler. Et cela fait sens, parce que des années après la sortie du film, des gens venaient me voir et me disait « Vous savez, je vous ai bien aimé dans ce film Scrimshaw Reduction », ou « Shimmy, Shimmy, Shake » ou « Shankshaw », vous savez, il y a tellement de manière de se tromper. Mais, là encore, la réaction immédiate à cette époque était qu’il n’était pas important parce que les films pouvaient avoir une vie en vidéo et sur les chaines cablées. Et avec cette opportunité, les gens ont réellement commencé à voir le film, il est devenu tel que les gens le regardaient plusieurs fois.

 

EW : Pourquoi, selon vous, est-ce que ce film a autant parlé au public?

Tim Robbins : J’ai pensé à beaucoup de choses à travers les années, et je pense qu’elles sont toutes valides. L’une d’elle est que c’est un des très rares films au sujet d’une relation, de l’amitié de deux hommes qui n’implique pas une course de voiture ou d’être avec des femmes, ou ce genre de films pour potes. C’est un film sur une véritable et profonde amitié qui perdure. Et une partie de moi pense que les gens veulent et ont besoin que ce genre d’histoires soient racontées. Mais dans un contexte plus large, je pense qu’il s’agit d’un film au sujet de l’espoir,  de surpasser les obstacles et challenges, quels qu’ils soient dans la vie, et de devenir une meilleure personne. Franchir ces obstacles et savoir que quelque part, si vous en avez la patience, et la croyance, et que vous visez votre vie en étant généreux, qu’il y a un lieu pour chacun d’entre nous sur la plage de Zihuatanejo, au Mexique.

 

« il s’agit d’un film au sujet de l’espoir, de surpasser les obstacles et challenges, quels qu’ils soient dans la vie, et de devenir une meilleure personne »

 

Nous avons toujours de nombreuses choses qui nous emprisonnes dans nos vies. Parfois c’est un boulot que l’on déteste mais auquel il faut aller. Parfois il s’agit d’une relation que l’on essaye de faire marcher mais qui vous blesse. Parfois ce sont les circonstances dans lesquelles vous êtes né. Surpasser un trauma, surpasser des expériences traumatisantes, toutes ces choses sont des facteurs impactant le manque de liberté de nos vies. Et il y a quelque chose dans ce film qui parle de liberté comme étant en nous, et qu’avec la bonne approche de vie, quelque soit les circonstances, la liberté est possible. Et je pense que c’est un autre thème qui résonne profondément avec les gens.

 

« il y a quelque chose dans ce film qui parle de liberté comme étant en nous, et qu’avec la bonne approche de vie, quelque soit les circonstances, la liberté est possible. Et je pense que c’est un autre thème qui résonne profondément avec les gens. »

 

EW : Puisque vous avez eu 25 années pour digérer le film, y a t’il quoi que ce soit que vous auriez fait différemment, aujourd’hui?
Tim Robbins : Habituellement, je dirai oui avec la plupart des films. Mais non, pas avec celui là. Je pense que nous avons tous compris en allant faire ce film que le scénario était très spécial et que l’histoire était très spéciale aussi. Et nous étions dans un environnement créatif où nous avions une connection passionnée pour ce qui devait être fait, ce magnifique scénario que le réalisateur Frank Darabont avait écrit. Et je pense que beaucoup d’entre nous pensions que notre boulot était de ne pas nous mettre dans la même direction que le scénario. Notre obligation était de trouver la vérité au sein du scénario. Donc chacun d’entre nous, chaque acteur, chaque membre de l’équipe avait des connections similaires avec le script. Roger Deakins, le directeur photographie était déterminant dans sa réalisation du champ du film. Et je me rapelle que Morgan (Freeman) et moi discutions souvent au sujet des scènes que nous allions faire, et nous tenir à cette vérité qui nous inspiré et nous battre pour la montrer durant le tournage.

 

EW : Votre nouveau documentaire, « 45 seconds of laughter » (45 secondes de rires) documentaire le travail du Projet des Acteurs de Prison, un projet dans lequel vous vous êtes beaucoup impliqué. Est-ce que le film « Les Evadés » vous a influencé à vous intéresser aux perosnnes incarcérées, et comment en êtes-vous venu à ce projet?

Tim Robbins : Et bien, un certain nombre de choses. Tout d’abord, il faut retourner à mon enfance, durant laquelle j’ai grandi dans la ville de New York. J’ai vu des amis avec lesquels je trainais qui sont entré dans ce système, se sont fait arrêtés et mis en prison. Je ne me suis donc jamais ressenti très loin de ceux qui se font incarcérés. Puis il faut y ajouter avec la criminalisation de la marijuana dans les années 60s et 70s, et la population de prison croissant sans cesse, principalement des gens de couleurs en prison pour des crimes non violents comme la possession de drogue. Etant quelqu’un qui fumait des joints, je ne me sentais pas très éloigné de ceux qui sont tombé victimes du système judiciaire. Je ne les voyais pas comme eux et nous, je me voyais comme quelqu’un de très chanceux dans cette société de ne pas être tombé dans ce système.

Et donc tout cela a été l’introduction avant ma lecture du scénario des Evadés et la manière avec laquelle j’y ai répondu, parce que j’ai vu l’opportunité d’y raconter l’histoire d’un homme qui a été pris dans le système. Et rien dans le scénario ne relevait de l’exploitation, de mon point de vue. Il s’agissait d’une tentative de créer une histoire très humaine dans un environnement très difficile que nous avons tendance à ignorer dans les récits, ou quand nous le voyons dans les films et les histoires se déroulant dans cet environnement, elles sont souvent des histoires de violence et d’exploitation, au sujet de la survie dans une population d’animaux. Notre culture est directement liée à la manière dont nous voyons les choses, et quand vous avez des films et des séries télévisées qui exploitent cela, on tend à penser aux incarcérés d’une manière qui se résume assez simplement : « Ce sont de mauvaises personnes. C’est une bonne chose que nous ayons des prisons. Mettons les en prison pour toujours. » Et c’est fondamentalement ainsi que nous pensons à eux. Nous ne tendons pas vraiment à penser à eux comme étant des êtres humains. C’est une des raisons pour laquelle je voulais faire ce documentaire, parce que qu’au travers de mes 13 années passées aux côtés d’hommes et de femmes incarcérées, j’ai vu un gros potentiel humain.

 

« L’espoir est une bonne chose, peut-être ce qu’il y a de mieux. Et les bonnes choses sont éternelles » (Les évadés)

 

Les évadés, film Stephen King

 

Le film « Les Evades » (The Shawshank Redemption »

 

Sorti en 1994 aux USA, et en 1995 en France, le film « Les Evades », réalisé par Frank Darabont, maintenant reconnu comme le film le plus populaire selon le classement international du site IMDB, avait pourtant été un échec cuisant au box office, en n’amassant, difficilement, qu’un petit million de dollar le weekend de sa sortie.

En réalité, ce sont les 7 nominations aux oscars, et surtout le bouche à oreille suivi par les locations de VHS (« Les évadés » a été le film le plus loué en 1995!) qui ont petit à petit permi au film de gagner son rang de film le plus connu et le plus apprécié ! 
> Découvrez les secrets du tournage du film « Les évadés »

Par la suite, Frank Darabont réalisera deux autres adaptations de Stephen King (« La Ligne Verte » et « The Mist« ), avant de voguer vers de nouveaux horizons, notamment en créant et lançant la série « The Walking Dead », avant de se faire limoger du projet auquel il a dédié dix années de sa vie et qu’il a lancé. Avec le sujet que nous connaissons aujourd’hui.
Car la série continue d’exister, dix années plus tard.

 

Le film « Les Evadés » s’inspire de la novella « Rita Haywort et la Rédemption de Shawshank », publiée dans le recueil « Différentes Saisons« .
Venant de célébrer ses 25 ans, aux Etats-Unis, avec une ressortie exclusive en salles et un livre exclusif sur la genèse du projet, « Les Evades » va ressortir en France dans une toute nouvelle édition bluray.

 

Si vous voulez commander : 
Le film « Les évadés », qui ressort en bluray 
 
Le livre « Différentes Saisons »

 

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