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L’avis du Club Stephen King (et de la presse américaine) sur la série « Castle Rock »

Clubstephenking Castle Rock Avis

Après plus d’un an d’attente entre l’officialisation du projet, la série « Castle Rock »  produite par JJ Abrams (la série « Lost » et sa mini-série « 22/11/63« ) qui s’ancrera dans l’univers de Stephen King, sera diffusée à partir du 25 juillet aux USA. 
Avant cette diffusion sur la plateforme américaine Hulu, un concurrent à Netflix, les premiers épisodes seront diffusés vendredi 20 juillet au Comic Con. 

 

Nous avons pu voir les quatre premiers épisodes de la série, et souhaitions vous partager notre avis, que nous garantisons sans spoilers.

 

– L’image : très belle, majoritairement sombre, ce qui va donc de paire avec cette mystérieuse ville de « Castle Rock ».

– La musique : elle rythme la tension crescendo des épisodes, que ce soit pour porter des scènes carcérales, d’exploration ou à dimensions religieuses. La musique, signée Chris Westlake & Thomas Newman, retransmet formidablement les émotions de la série et arrive à nous rendre encore plus sur les nerfs.

– Les acteurs : ce n’est plus une découverte puisqu’avec son rôle de Pennywise, Bill Skaarsgard nous avait épaté. Cette fois sans maquillage (mais avec une grosse crinière de cheveux!) ,  il arrive une nouvelle fois à nous étonner. Bill in carne avec brio « Le Kid », ce garçon sans repères retrouvé enfermé dans le sous-sol d’une aile de la prison qui a été délaissée pendant trente ans par le personnel de la prison.

La série possède bien entendu une multitude de personnages, mais hormis le Kid, celui qui nous a personnellement intrigué le plus n’est ni Henry Deaver (au passé mystérieux), ni le shérif Alan Pangborn, ni l’ancien directeur de prison (incarné par l’acteur de Lost, Terry O’Quinn)  bien que celui-ci soit… intéressant, mais tout simplement le rôle de Molly
Agent immobilière anxieuse (pour de bonnes raisons), elle nous a indéniablement fait penser à Holly, de la trilogie de livres Mr Mercedes / Bill Hodges.

– Le scénario :  l’avantage d’être une histoire originale, est que nous ne savons pas trop à quoi nous attendre. L’histoire peut donc s’aventurer sur des territoires sans s’apporter la colère de fans qui n’accepterai pas des changements.
Ici, nous sommes très rapidement porté dans une ambiance mystérieuse, jonglant entre deux temporalités : il y a 27 ans, et maintenant. Nous nous interrogeons sur les chemins croisés des différents protagonistes, des raisons qui les mènent où nous sommes et ce que tout cela veut dire. 
Parmi les personnages, deux d’entres eux, Dale Lacy l’ancien directeur de prison, et l’ancien shérif Alan Pangborn, donc des résidents de Castle Rock depuis longue date, semblent en savoir plus que quiconque sur ce que nous allons découvrir.

– L’univers de Stephen King : les références sont tour à tour subtiles (on a repéré un cadre comportant ce qui parait être un poème Contraband, étant le nom d’un ancien magazine auquel King a participé) ou plus explicites, tels que les noms de la prison de Shawshank ou bien entendu le nom de la ville. 
Ainsi, il est facile de remarquer des références à Cujo, ça, si vous prêtez attention aux voix off (et vous devriez) vous entendrez parler de l’étrangleur de Castle Rock (Dead Zone), ou des noms de famille. D’ailleurs, le nom de famille de Jackie nous parait intriguant… 
Oh, et à partir du deuxième épisode le générique multiplie lui-même les références à  l’univers de Stephen King.


Notre avis global :
Nous ne sommes sans doute pas impartial, mais la série nous a séduit dès le 1er épisode, car il est trop difficile de ne pas vouloir en savoir plus! 
La série attrape (habilement et rapidement) par la gorge, avant de légèrement déserrer son étreinte pour nous délivrer quelques indices. 
Mélangeant les genres et multipliant les références, nous n’avons pu nous empêcher de regarder les épisodes à deux reprises pour nous efforcer de percer au mieux les détails, indices et références disséminés.

Ne vous attendez pas à une série d’horreur gore. Elle joue habilement sur la tension psychologique et le mystère, d’une manière qui n’est pas sans nous rappeler la manière dont la série « Lost » (également produite par JJ Abrams) nous avait aggripé à l’époque.

En tout cas, nous on attend impatiemment la suite !

 

 

Le site Premiere a répertorié les avis de la presse, qui sont, eux, plutôt mitigé : 

– Collider : « Castle Rock est une série à ne pas manquer pour les fans de Stephen King. Un show d’horreur incontournable pour les amateurs de mystères sombres, passionnants et axés sur les personnages. »

– IndieWire : « intelligente, flippante et fun, avec des personnages profondément ressentis et bien établis. Il y a plusieurs couches dans cette histoire à déchiffrer, au-delà des références. Que pourriez-vous espérer de plus de la bibliothèque Stephen King ? »

– Forbes : « En tant que thriller sombre d’horreur et mystérieux, la série coche toutes les bonnes cases : l’écriture est tendue, la réalisation est réfléchie, la photo est déconcertante et le design sonore vous fera sursauter. »

– TVLine : « une mosaïque effrayante des histoires les plus célèbres de King, qui rappelle Fargo et American Horror Story, avec de véritables frayeurs et de nombreuses performances remarquables. »

– Entertainment Weekly, se montre plus mesuré : « Pour les fans de Stephen King, le monde de Castle Rock sera inévitablement familier, et le fait de passer du temps ici ressemble, à bien des égards, à un retour à la maison, avec toute l’excitation et la crainte qu’une telle visite implique. »

– Hollywood Reporter, est encore moins séduit et estime que ce « nouveau drame d’horreur joue sur les références liées à cette ville du Maine tirée des romans Le Bazaar et Dead Zone de Stephen King. Mais la série manque d’un récit convaincant en elle-même (…) D’une manière générale, elle n’est pas très effrayante, n’a pas vraiment de gros suspense, et je n’arrive pas encore à déterminer vers quel genre elle a été développée. »

– Variety, tacle : « Qu’est-ce que ça fait de vivre dans un endroit où l’horreur surnaturelle se produit ? En fait, c’est décevant, et ça paraît même plutôt ordinaire (…) Surtout inquiétant sur le papier, la série semble nous répéter à quel point nous devrions être effrayés… sans pour autant y arriver, ni réussir à construire des personnages auxquels on réussit à s’attacher… »

 

D’autres privilégiés, se montrent plus enjoués : 

Bloody Disgusting, a écrit un article intitulé « Comment la meilleure adaptation de Stephen King pourrait être une qui n’est pas réellement une adaptation de Stephen King« , décrivant dans leur article que « la série est sage de ne pas se limiter à l’adaptation d’un ou de plusieurs textes. A la place, nous avons une série inspirée par l’univers entier de Stephen King, et c’est peut-être ce qui en fait la meilleure adaptation à l’écran d’une histoire de Stephen King« .

Lilja’s Library, a été séduit dès le premier épisode et trouve le jeu des acteurs et le scénario génial. Lilja est d’ailleurs convaincu que la série rencontrera un fort succès!

 

En attendant de pouvoir réellement découvrir la série, on vous propose de redécouvrir la bande annonce finale de la série « Castle Rock », que l’on vous a analysé et décortiqué ici.
 

 





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