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Owen King évoque l’enregistrement de ses lectures pour son père, Stephen King, et son impact sur la lecture

King Fathers Day Audiobooks

Owen King a publié hier, un essai intéressant sur le site du New Yorker. L’article, tout simplement nommé « Enregistrer des livres audios pour mon père, Stephen King« , tombe à point nommé puisque c’est aujourd’hui la fête des pères en France comme aux USA, et qu’il y est question d’un élément de son enfance qui a eut un grand impact sur sa vie d’adulte.

Aujourd’hui écrivain, Owen King y évoque que son père, Stephen King, lui a donné son premier travail : celui de lire des livres et d’enregistrer ses lectures sur cassettes (oui, ces vieilles choses qu’il fallait rembobiner avec un crayon papier puis plus tard avec la fonction spécifique sur ces vieux lecteurs cassettes et walkman).
L’auteur américain était un des pionniers sur le domaine évoquant le faible choix de l’époque. « Un jour, en 1987, il est m’a montré un enregistreur de cassettes, un lot de cassettes vierges et le livre ‘Chasse à mort’ de Dean Koontz, me proposant 9 dollars pour enregistrer une cassette de 60 minutes. » 

Selon Owen King, c’était une idée ambitieuse de la part de son père puisque le jeune garçon de 10 ans n’était pas très bon pour lire à voix haute. Lui et ses parents lisaient tous les soirs ensembles, et Owen testait leur talent puisque ceux-ci s’efforçaient de reproduire le moindre accent parfois difficile. 

De ses propos, Owen était un lecteur assidu, lisant beaucoup, mais sans forcément se poser de questions au sujet de ses lectures. « Mais quand je fermais la porte de ma chambre, m’asseyait,  appuyait sur le bouton enregistrer, et débutait ma lecture du livre ‘Chasse à mort’, mon expérience de lecture se transforma. Comme toujours, l’histoire me transportait dans un autre monde, mais une partie de moi restait présent. C’est beaucoup plus difficile de délaisser des mots quand ils sont sortent de votre bouche.« 

Le fils de Stephen King évoque alors que ce n’était que le début. A l’age de 13 ans il a alors enregistré une bonne douzaine de livres, et son père, Stephen King, fait également appel aux services de son frère (Joe, publiait sous le nom de Joe Hill) et sa soeur, Naomi, pour enregistrer des livres audios.
Stephen prétendait qu’il ne cherchait pas à élargir ses horizons littéraires, qu’il ne voulait qu’entendre les livres, mais Owen admet que cela lui a élargi ses centres de lectures. Il a notamment lu du fantastique avec »Le seigneur des anneaux », de la fiction criminelle avec « Les arnaqueurs » de Jim Thompson, de la science fiction avec « Dune » et d’autres anthologies.

« Le travail était un très bon exercice d’écriture. Fermant ma porte et m’asseyant au bureau comme le faisait mes parents chaque jour quand ils s’enfermaient dans leurs bureaux respectifs et restaient assis seuls pendant des heures entières. (Papa retournait parfois travailler après le diner et continuait durant la nuit. Si, allongé dans dans le lit à l’autre bout de la maison, j’entendais les basses sinistres d’une chanson de AC/DC qu’il aimait écouter à fond, je savais qu’il était en train de corriger). »

Owen continue en évoquant qu’il était parfois inquiet du temps que passaient seuls ses parents (« Je pensais qu’être un écrivain n’était pas seulement le pire métier du monde, mais aussi le plus effrayant ») ainsi que le désespoir que devait ressentir Marlowe, leur corgi, qui s’allongeait devant la porte de Stephen King… ce qui permettait à Owen de le caresser et de passer du temps avec lui.
« Je me suis demandé, une fois, alors que le bruit du clavier retentissait sans cesse, si mon père était réellement en train d’écrire quelque chose, ou s’il ne faisait que faire du bruit. »

Il admet ouvertement la médiocrité de ses lectures, se comparant à un téléprospecteur qui ne prend pas sa respiration et continue de parler afin de garder la personne en ligne. Mais Owen déclare continuer à enregistrer occasionnellement un livre pour son père comme cadeau de Noel.

Enfin, Owen avoue que son père est un bien meilleur lecture. « Il a enregistré un certain nombre de livres au fil des années. (…) Il ne fait pas les accents, mais il est formidable à faire les voix, tempérer les propos d’un homme bourré. (…) Il est surtout bon avec le rythme, ce qui n’est pas étonnant si vous avez lu ses romans. Ces cassettes et CDs me sont très chers, chaleureux et vivants. C’est un véritable réconfort d’écouter une voix familière dans la voiture, vous raconter une histoire. Je comprends pourquoi on serait prêt à payer pour cela. »

Si vous voulez lire l’essai intégral d’Owen King, en anglais.

Personnellement, on trouve l’idée de Stephen King vraiment intelligente et remarquable : mais, près de 30 ans plus tard, pensez-vous que ce serait viable de nos jours?

 

 

 

 





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