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Steve’s Rag 16 – Les oeuvres rares de Stephen King (2)

Les Oeuvres Rares de Stephen King (Partie 2)

(Bill Knispel)


Dans mon précédent article (STEVE’S RAG 14), je m’étais attardé sur deux histoires de King non publiées en recueil THE MAN THE BLACK SUIT et THE NIGHT OF THE TIGER- J’aimerais aujourd’hui continuer dans cette même optique : Quelque chose de neuf, quelque chose de vieux.

Avant tout, j’aimerai vous rappeler que j’attends avec enthousiasme tout courrier des lecteurs. Je sais que cela prend plusieurs mois pour qu’un article soit publié. Ce présent article a été écrit le 20 Décembre 1996 et je n’ai aucune idée de sa date de publication. Mais faites-moi confiance, si je reçois du courrier ou des demandes d’informations, j’y répondrai le plus vite possible. Une fois de plus, je laisserai mon adresse à la fin de cet article dans le cas où vous auriez envie d’apporter quelques commentaires. N’hésitez donc pas à m’écrire.

Bon, revenons maintenant à nos histoires rares :

L’une des plus agréables surprises de ces dernières années, tout au moins dans le mondes collectionneurs de nouvelles rares de Stephen King, fut la publication d’une petite histoire dans le supplément du journal un certain dimanche. Tous les ans, un magazine intitulé USA WEEK-END publie une nouvelle de fiction durant l’été. Nous avons souvent retrouvé Clive Barker dans le passé. En 1995, c’était au tour de Stephen King avec une nouvelle intitulé LUCKEY QUARTER

LUCKEY QUARTER a pour protagoniste une femme de chambre, répondant au nom de Darlen Pullen. Une mère vivant seule avec deux enfants et dont le mari est, selon elle, « en retard de son travail depuis 5 ans ». Pullen travaille durement au Ranchers Hotel, à Carson City dans le Nevada, pour élever ses deux enfants. Un peu de ses espoirs se trouve dans « le-pot-au-miel », une petite enveloppe que les femmes de chambres laissent aux clients de l’hôtel dans l’attente d’un pourboire.

L’histoire commence alors que Darlene Pullen ouvre son enveloppe dans la chambre 322. Elle y découvre un quarter dollar (NDT : Une pièce de monnaie américaine représentant la somme de 25 cents) ainsi qu’un petit morceau de papier sur lequel il est inscrit « ceci est un quarter porte-bonheur! Vrai de vrai! Chanceuse! ». Déçue, frustrée et tout simplement fatiguée, Pullen met l’enveloppe dans sa poche et reprend sa tournée des chambres.

C’est à partir de ce moment que l’histoire entre dans des territoires purement King-iens. (Que l’on aurait pu appeler la 4ème dimension si cette histoire avait été publiée dans les années 60). Pullen commence un rêve qui durera toute une journée. Cette partie de l’histoire est assez troublante et ce n’est qu’après une deuxième puis une troisième lecture que j’ai compris qu’il s’agissait d’un rêve… Pullen s’y voit mettre de quarter dans une machine à sous, ne sachant pas vraiment ce qu’elle fait. Après avoir gagné 15 dollars, on la découvre gagnant à la roulette la modique somme de 1728 dollars. Elle décide de mettre sur le tapis près de la moitié de ses gains : 800 dollars… La roue (du Ka-tet peut-être ?) se met à tourner… C’est alors qu’elle se réveille, à son travail, toujours aussi pauvre. Elle quitte son travail et retrouve sa fille et son fils, Paul, à qui elle donne son quarter. Elle se met alors à penser tristement à leur situation sociale, ne faisant guère attention à Paul glissant le quarter dans la machine à sous… Soudainement l’espoir renaît en elle. Elle se dit que tout se passera comme dans son rêve. Elle ouvre les yeux et…

Une minute ! Je ne vais pas tout vous dire. Je vous laisse un peu de suspense.

Disons simplement que si la 4ème dimension était toujours produite sur le petit écran, cette histoire en serait digne. Elle ferait partie des meilleurs épisodes avec une fin à la Rod Serling ou O. Henry. Dans un de ses anciens articles (publié dans SKIN numéro 2-3 [Août 95]), je décrivais cette histoire comme  » un autre exemple des penchants naturels de Stephen King, où les gens ne sont pas des millionnaires et n’ont pas de vice de luxure à la Judith Krantz ou Danielle Steel, mais sont simplement des travailleurs avec des problèmes de la vie de tous les jours. Darlene Pullen n’est ni une reine de beauté ni un créateur de mode, mais une simple femme de chambre, une véritable personne pour qui nous finissons par éprouver de la sympathie et par nous soucier, tout comme nous l’avons toujours fait pour les héros et héroïnes de King depuis 1974 « . Et je ne vois aucun autre mot pour mieux décrire cette histoire.

Cette histoire fut publiée pour la première fois le 30 Juin 1995 dans USA WEEKEND et fut republiée par ce même magazine, aux côtés d’autres histoires, en 1995, dans un petit livret. Cette dernière version est la plus facile à se procurer, et m’est revenue à $2.10 (NDT : environ 15FF) mais le prix a peut être changé depuis. Pour plus de renseignements, contactez

Avery Business Services
39 Fort Point Road
East Norwalk, Connecticut 06855
USA

Je suis sûr qu’ils vous aideront à trouver ce que vous cherchez.

Dans le passé, une des histoires de King des plus difficiles à trouver fur THE CAT FROM HELL/LE CHAT DE L’ENFER. Célèbre (négativement tout comme positivement) pour son adaptation dans le film TALES FROM THE DARK SIDE/LES CONTES DE LA NUIT NOIRE (épisode dans lequel on retrouve David « Buster Poindexter » Johansen, ancien joueur des New York Dolls). Cependant, trouver son édition originale -aussi bien son édition originale dans le magazine CAVALIER (1977) que sa réédition dans la première anthologie CATFANTASTIQUE- reste quasi impossible.

L’histoire a néanmoins été récemment rééditée et les Kingiens dévoués peuvent de nouveau mettre la main sur cette pièce de terreur féline. Dans le cas où vous n’auriez jamais pu mettre la main sur cette nouvelle, je vais maintenant vous la commenter (même si je suis sûr que vous connaissez déjà l’intrigue grâce au film).

Un homme du nom de Drogan était, dans sa jeunesse, le président de Drogan Pharmaceutics, l’un des plus importants (mais fictif) fabricants de produits pharmaceutiques au monde. La fortune de Drogan fut acquise grâce au développement et à la vente du Tri-Dormal-Phenobarbin, une drogue prescrite aux malades en phase terminale. Il s’agit à la fois d’un tranquillisant, d’un antalgique et d’un hallucinogène. Il a fait gagner un véritable magot à la famille Drogan.

Cependant, rien n’est gratuit.

Cette drogue fut développée grâce à15,000 (quinze mille!) chats qui servirent de cobayes avant la distribution pour les êtres humains. A la fin de sa vie, Drogan est certain qu’un chat errant, ayant un jour fait irruption chez lui, vient venger la mort de ses 15,000 cousins. Bien entendu, ayant peur pour sa vie, Drogan loue les services d’un tueur professionnel, connu sous le nom de Halston, pour tuer le chat. Il propose $12,000 (NDT : 72,000 FF). $6,000 en avance et $6,000 le travail accompli (lorsqu’il rapportera la queue du chat pour la brûler). Halston accepte et affronte le chat.

L’histoire commence alors à cet instant précis.

Cette histoire entre dans le troisième de l’horreur de Stephen King… Celui de l’exagération. King insiste sur un bon nombre de descriptions graphiques, bien plus que ce que j’ai pu lire ailleurs, les jetant d’une main légère. Les scènes ne sont pas saccadées ici, et l’histoire se développe avec fluidité, typique de ses histoires des années 70. Lorsqu’il écrivait pour CAVALIER, je suppose que King devait écrire vite afin de garder l’intérêt du lecteur qui devait plutôt s’attarder sur les photos luisantes de femmes nues.

Dotée d’une écriture enjouée, avec un style clair et gracieux, cette histoire bien de la récolte King (écrivant dans son monde WEIRD TALES). En ajoutant une possession démoniaque à cette histoire, The Cat from Hell aurait alors très bien pu faire partie d’une compilation d’histoires WEIRD TALES aux côtés de Lovecraft, Clark Ashton Smith et autres. Ceci n’est pas une affirmation mais simplement une observation.

Cette histoire est actuellement sous impression dans un recueil intitulé TWITS OF THE TALE : AN ANTHOLOGY OF CAT HORROR, édité par Ellen Datlow (Dell Horror, Novembre 96, $5.50). Ce recueil est très intéressant aussi parce qu’il inclut des histoires de William S. Burroughs, Jane Nolen, Lucy Taylor, Joyce Carol Oates et beaucoup d’autres.

C’est tout pour cette fois ci. La prochaine fois, nous jetterons un coup d’œil à LUNCHEON AT THE GOTHAM CAFE, ainsi qu’à une histoire bien plus vieille : THE CRATE (LA CAISSE), que l’on retrouve dans le film CREEPSHOW, En attendant, vous pouvez m’écrire à l’adresse suivante :

Bill KNIPSEL
619 Sidney Road
Pittstown, NJ 08867-4104
USA

New Jersey, 1996.

(Traduction par Lou Van Hille.)





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