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Interview : François Cau & Matthieu Rostac, auteurs du livre « D’après une histoire de Stephen King »

Si vous nous suivez sur les réseaux sociaux, vous n’aurez probablement pas manqué de remarquer qu’un nouveau livre « D’après une histoire de Stephen King », vient de sortir aux éditions Hachette Heroes.

Nous avions pu découvrir l’ouvrage juste avant qu’il ne parte à l’imprimeur, et avions été séduits, tant par le contenu et l’originalité du graphisme des pages. Aujourd’hui, nous vous proposons de découvrir une interview avec François Cau & Matthieu Rostac, les deux auteurs du livre. 

 

 

Dapres Une Histoire De Stephenking

 


 

Club Stephen King : Bonjour à vous, et merci d’avoir accepté cette interview. Pour ceux qui ne vous connaitraient pas, pouvez-vous s’il vous plait vous présenter?

François Cau : Nous nous sommes rencontrés du temps où nous pigions pour So Film, on s’est assez vite retrouvés comme les vilains petits canards de la bande, qui aimaient des films peu recommandables. Par la suite, on a lancé ensemble avec deux autres amis les podcasts Discordia. Sinon, de mon côté, j’ai coordonné les deux tomes des livres Nanarland pour Ankama, je pige pour Mad Movies et Retronews et dans la vraie vie, je suis projectionniste dans un cinéma de haute montagne.

Matthieu Rostac : Pour ma part, je suis journaliste depuis une petite décennie. J’ai pigé à droite à gauche, surtout pour So Film. C’est donc là-bas que j’ai rencontré François et que j’ai pu sortir mes premiers livres en tant qu’auteur, activité sur laquelle j’essaie de me focaliser aujourd’hui : La Saga HBO en 2017 (co-écrit avec Axel Cadieux et Jean-Vic Chapus) et Mel Gibson, sur la brèche en 2019. Mais chaque jour, je prends mon vélo et brave le climat amstellodamois pour être spécialiste musique pour la société Gracenote (un métier que personne ne comprend donc je ne vais pas l’expliquer ici).

 

 

Club Stephen King : Pouvez-vous s’il vous plait nous dire comment vous avez découvert Stephen King (plutôt au travers des livres ou des adaptations? Lesquels? Et quelle fut votre réaction?)

François Cau : Plutôt à travers les livres, dont les couvertures dessinées des années 1980 me fascinaient quand j’étais môme. Il me semble que j’ai démarré dans l’ordre, par Carrie, puis Salem, puis Shining, et ce fut l’engrenage de l’addiction. Je me revois assez précisément dans la cour de récré du collège en train de dévorer une première édition des Tommyknockers empruntée à la bibliothèque, ou d’être figé sur place après avoir vu le Shining de Kubrick.

Matthieu Rostac : J’ai toujours adoré le cinéma de genre. Jean-Pierre Dionnet et son cinéma de quartier m’ont fait mon éducation, les Jeudis de l’angoisse, X-Files et les vidéoclubs aussi, d’une certaine manière. C’était la grande époque des (re)diffusions à outrance des téléfilms de King sur M6 et donc son nom ne m’était pas inconnu. Un été, je m’emmerdais gentiment en vacances, les Chair de poule de mon cousin étaient trop « soft » pour moi donc je suis allé à l’Intermarché du coin et j’ai cassé mon billet de 50 francs pour acheter deux livres : Shining et Running Man, en livre de poche. Je les ai acheté parce qu’il y avait Shelley Duvall et Arnold Schwarzenegger sur la couverture, deux visages que je connaissais. J’ai dévoré les livres durant l’été (bon, Shining a été plus compliqué parce que plus long), j’étais comme happé. Un peu plus tard, avec des copains de classe, on s’est échangés nos livres de Stephen King, on guettait la bibliothèque municipale voir s’il y en avait de nouveaux et c’est comme ça que tout a commencé.

 

Stephenking Films

 

Club Stephen King : Quel est votre livre ou film préféré ?

François Cau : On a relu beaucoup d’ouvrages de King pour les besoins du livre, ça a pas mal décapé les souvenirs ! J’adorais Le Fléau notamment, que je plaçais très très haut sur le podium, mais je dois bien avouer qu’à la relecture, l’enthousiasme était moindre. Par contre, Simetierre est remonté au sommet. Quel roman incroyable, bon dieu. Et côté adaptations… c’est compliqué. Je garde une énorme tendresse pour les mini-séries des années 1990 (même si leur qualité est toute relative), je trouve que Christine est une trahison formidable, mais d’un autre côté je n’aime pas trop le roman… j’attends beaucoup, en fait, des adaptations à venir, qui auront plus les coudées franches que leurs prédécesseurs. J’ai très hâte de voir le nouveau Fléau, typiquement.

Matthieu Rostac : Mon livre de King préféré était, et sera toujours Shining. Parce que c’est le tout premier, parce que ses thèmes me parlent énormément, parce qu’il est passé à la postérité avec un film totalement différent mais tout aussi génial. Mais si j’étais absolument honnête, je dirais le recueil Différentes saisons parce que je trouve que King n’est jamais aussi bon que dans l’exercice de la novella, dans lequel sa prose est beaucoup plus condensée, et que c’est l’une des premières fois où il s’écarte du genre pour intégrer avec brio le grand roman américain. Pour ce qui est des films, je dirais la version noir et blanc de The Mist parce que le film, aux effets spéciaux un peu indigents aujourd’hui, efface tout cela au profit d’une atmosphère charbonneuse hypnotique. Darabont excelle dans la faculté à adapter fidèlement King tout en parvenant à faire sienne l’histoire. Il y a également Shining pour d’évidentes raisons, Dolores Claiborne parce que le film navigue entre chien et loup tout du long, Dead Zone parce que c’est David Cronenberg et Christopher Walken.

 

 

Club Stephen King : Pouvez-vous nous en dire plus sur la genèse de votre livre « D’après une histoire de Stephen King »? Qu’est-ce qui vous a poussé à faire ce livre?

François Cau : Alors à l’origine, nous voulions écrire sur un autre sujet très américain, certes, mais un peu à l’opposé rhétorique : South Park. Nous avons pris rendez-vous avec Jean-Baptiste Roux de chez Hachette Heroes pour lui pitcher ce sujet et plusieurs autres. L’idée de plancher sur King est venue tout simplement, comme pour les autres projets que le nôtre, de la conjonction de dates autour de septembre / octobre 2019 : CA Chapitre 2, Doctor Sleep, Mr Mercedes saison 3, Castle Rock saison 2… pendant la réunion, en évoquant le sujet sur Stephen King, on a vu les yeux de notre éditeur briller, il nous a sorti une photo de son portefeuille où il posait devant le manoir de Bangor, on a su que c’était le sujet qu’il fallait creuser ! C’est si beau, des yeux d’éditeur qui brillent.

Matthieu Rostac : Rendons à César ce qui est à César : l’idée vient de François. Si je ne dis pas de bêtise, il avait rédigé un article pour Vice intitulé « Dans l’univers peu enthousiasmant des téléfilms adaptés de Stephen King« , sorte de proto de « D’après une histoire de Stephen King« , sans être aussi appuyé sur le rapport livre-film. Il m’a parlé de son idée et ça a tout de suite fonctionné parce qu’on était tous deux fascinés par ce rapport ambigu que King entretient avec ses adaptations, cette réputation d’auteur « mal adapté » qu’il se traîne depuis quarante ans et on voulait tenter de comprendre tout cela en analysant toute son oeuvre adaptée.

 

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Club Stephen King : Une des choses originales de ce livre, est, non seulement la mise en page très graphique, qui facilite grandement la lecture, mais aussi le taux de fidélité. Aviez-vous une formule spécifique pour les calculer, ou comment avez-vous jugé cet élément?

François Cau : Ah ah ah alors non, c’est du doigt mouillé complet, nous n’avons pas mitonné d’algorithme de fidélité ! Cela dit, évidemment, notre jugement s’est affiné au fil de l’écriture. Avec plusieurs dizaines d’exemples sous la main, le décompte s’est fait plus précis, on accordait plus d’importance au respect de l’intrigue stricto sensu, certaines « trahisons » apparaissaient moins dommageables au global.

Matthieu Rostac : On ne le fera jamais assez mais saluons Guillaume Brindon, le « troisième auteur » du livre, qui a fait un travail absolument phénoménal de mise en page. Sans lui, le livre n’aurait sans doute pas le même impact, ce côté pulp qui fait son petit effet.
Pour le taux de fidélité, comme dit François, c’était un peu « au doigt mouillé » mais il y avait néanmoins une sorte de méthode : on est tous les deux cinéphiles et on sait ô combien il est difficile (pour ne pas dire ridicule) de vouloir adapter à la virgule près un livre, en particulier un livre de King, dont la prose et la structure littéraire tantôt se prête à l’adaptation cinématographique tantôt rend la chose extrêmement compliquée. Il était important d’insérer ce taux de fidélité pour rappeler que fidélité ne signifie pas obligatoirement bonne adaptation. Les films de Mick Garris ne vont jamais en dessous de 90%, il me semble, et pourtant on est loin de la perfection cinématographique. Ca permettait d’obtenir un outil supplémentaire pour comprendre un peu plus l’épineuse question de l’adaptation chez King.

 

« On ne le fera jamais assez mais saluons Guillaume Brindon, le « troisième auteur » du livre, qui a fait un travail absolument phénoménal de mise en page. Sans lui, le livre n’aurait sans doute pas le même impact, ce côté pulp qui fait son petit effet. »

 

 

Club Stephen King : Y a t’il des adaptations que vous préférez aux livres de Stephen King?

François Cau : Je citais Christine tout à l’heure, mais c’est surtout dû je pense à une question d’époque, de la capacité de certains romans de King à bien ou mal vieillir. La forme très spécifique du bouquin, son ton « rock’n’roll » ont pris un gros coup de vieux derrière la nuque. C’est en outre assez jubilatoire de « voir » le travail d’adaptation de Carpenter juste après avoir lu le livre, ses choix de mise en scène, ses partis pris. Sinon, quitte à blasphémer, je trouve que William Goldman s’est plutôt pas mal tiré de la gageure d’adapter Dreamcatcher, même si ça n’en fait pas un bon film pour autant. Ooooooooooooooooh non.

Matthieu Rostac : Pareil, je dirais Dreamcatcher, film assez difficile mais qui revient de très très très loin. A mon avis, il n’y a pas beaucoup d’adaptations qui dépassent le matériau originel, à part peut-être Les Tommyknockers parce que la mini-série est un chef-d’œuvre de n‘importe quoi nanardesque alors que le roman m’a profondément emmerdé. En revanche, il y a de nombreuses œuvres de qualité qui co-existent, avec les romans de King, comme si elles visaient vers la même réussite en prenant une trajectoire parallèle : c’est le cas des films de Frank Darabont, de Rob Reiner, de Dolores Claiborne de Taylor Hackford, de Jessie de Mike Flanagan, de Dead Zone de David Cronenberg.

 

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Club Stephen King : Y a t’il des livres que vous aimeriez voir transposé à l’écran, grand ou petit?

François Cau : J’aimerais beaucoup voir un cycle Richard Bachman, avec ces premiers romans très engagés, très enragés contre la machine – Running Man (mais pour de vrai cette fois-ci !), Marche ou Crève, même Blaze et son côté mi-Steinbeck, mi-Westlake. Et pour l’avoir relu, je suis persuadé qu’avec le bon angle et un réalisateur qui sait ce qu’il fait, une adaptation de Rage serait incroyable – ce serait autre chose que Joker !

Matthieu Rostac : François me coupe l’herbe sous le pied, je rêverais de voir les œuvres de Bachman adaptées à l’écran. C’est cradingue, c’est irrévérencieux, c’est volontiers nihiliste. C’est une part de King qui n’a jamais vraiment été explorée au cinéma ou à la télévision alors qu’elle dit beaucoup de choses du bonhomme. De surcroît, on a déjà vu des choses qui y ressemblent : Rage, c’est Elephant de Gus van Sant ou Polytechnique de Denis Villeneuve ; Running Man, c’est le Prix du danger d’Yves Boisset. Des films qui sont, chacun à leur manière, intéressants.

 

 

Club Stephen King : Et on acquiesce le fait qu’avoir un cycle Richard Bachman serait véritablement une très bonne idée ! 
Dans tous les cas, une adaptation de « Chantier » est en préparation, en Argentine, une de « Marche ou Crève » est également en travaux, des studios étudient une nouvelle version de « Running Man ». Quant à « Rage », ce serait probablement le film qui risquerai de ne pas voir le jour étant donné que King a fait interdire le livre.

 

 

Woh Stephenking Ca Grippesou Piscine

 

 

Club Stephen King : Le livre est très complet concernant les adaptations longs-métrages et séries. J’avais pour ma part parlé de l’adaptation indienne de « Ça » peu de temps avant de découvrir votre livre, mais n’avait alors pas entendu parlé de l’adaptation indienne de « Misery ». Etiez-vous des fans avérés et très assidus? Avez-vous découverts certains éléments durant vos recherches pour ce livre?

François Cau : J’apprécie énormément les cinémas indiens, qui restent des territoires beaucoup trop inexplorés de la cinéphilie mondiale – d’ailleurs, je dois bien avouer que le livre n’est pas si complet que ça, j’ai retrouvé la trace d’un remake non officiel de Christine intitulé « Taarzan the Wonder Car » après coup ! A l’instar de King, certains de ses créateurs n’hésitent pas à s’approprier des récits pour en livrer leur propre vision. Il existe ainsi une flopée de remakes indiens officieux, de blockbusters comme de films plus « obscurs' », et le fait que ce cinéma, parmi les plus impénétrables de la planète, incorpore du Stephen King à ses codes me semble éloquent sur l’universalité sans égal de ses récits.

(Club Stephen King : Ahahah, je connais ce ressenti qu’un projet n’est jamais fini. Je prends constamment des notes pour des projets et évolutions de projets, tels que mon livre « Les adaptations de Stephen King »)

Matthieu Rostac : Je ne suis pas aussi sensible que François au cinéma indien mais j’ai néanmoins été surpris, lors de l’élaboration du livre, concernant des films dont je n’avais strictement jamais entendu parler. C’est le cas de « Cœurs perdus en Atlantide » de Scott Hicks. Au départ, c’est un livre sur le ressentiment de King envers sa génération (lui y compris), celle qui aurait pu tout changer mais qui a préféré regarder le télé-achat, comme il l’a dit à plusieurs reprises. Hicks en fait une œuvre très personnelle, romantique, nostalgique – allez voir ses autres très beau films, « Shine » et « La neige tombait sur les cèdres ». Aujourd’hui, Hicks se morfond en réalisant des téléfilms de seconde zone, c’est d’une tristesse infinie.

 

« J’apprécie énormément les cinémas indiens, qui restent des territoires beaucoup trop inexplorés de la cinéphilie mondiale » (François Cau)

 

 

Club Stephen King : J’avoue ne pas encore avoir eu le temps de lire précisément le livre final, mais les épreuves de votre ouvrage comprenaient très peu d’erreurs. Quelles ont été les grandes difficultés et les challenges de la création de ce livre?

François Cau : Globalement, tout ce qui a pu se montrer chronophage je pense. Et donc les séries de Piller et Segan, Dead Zone et Haven, qui sont vraiment des séries du samedi soir, à la fraîche, détendues, qui ne sont pas faites pour être bingées. Dans un court laps de temps, tu finis par voir toutes les coutures péter une à une, comme si tu regardais un accident de voiture au ralenti pendant plusieurs jours. Bon puis le soap opera indien inspiré de CA, que je regardais sans sous-titres (Quelle dévotation! Personnellement, j’ai à peine parcouru quelques épisodes… commentaire de la rédaction), avec un synopsis détaillé en renfort, j’avoue avoir eu un gros moment de doute au 43e épisode.

Matthieu Rostac : Le timing a été l’une des plus grandes difficultés. Si l’on avait su, on aurait pris six mois de plus. Non pas qu’on a bâclé le livre, je crois que ça se voit assez bien qu’on a été le plus exhaustif sans jamais faire d’impasse. François a regardé tous Les Enfants du maïs alors que seul le premier s’appuie le roman de King, idem pour le très dispensable Les Enfants de Salem de Larry Cohen ou Creepshow 3. On a même tanné Warner pour voir CA Chapitre 2 en avant-première pour l’intégrer au livre avant sa sortie, sans succès. Et François m’a cassé les pieds pour que je regarder la version noir et blanc de The Mist – et il a très bien fait parce que c’est sublime. Mais je n’aurais pas été contre quelques semaines de plus histoire de souffler entre chaque tome de La Tour sombre.

 

 

Club Stephen King : Comment avez-vous travaillé, à deux, sur cet ouvrage?

François Cau : On a tenté de faire la répartition la plus juste possible en volume – typiquement, comme Matthieu s’occupait du chapitre sur La Tour Sombre, j’ai pris tous les autres « pavés » de King. Il a pris Dead Zone, j’ai récupéré Haven. Puis maintenant je peux le dire, j’ai topé mes romans préférés d’un air assez désinvolte, « ah bah je peux prendre celui-là si tu veux ».

Matthieu Rostac : Absolument, François a profité de mon innocence, je n’ai pas honte de le dire haha. En vrai, j’étais content de (re)découvrir tous ces romans de King, quel qu’ils soient, de les décortiquer, les mettre en miroir avec tous ces films et séries. Ce que ne dit pas François, c’est que sa filouterie a fini par lui mordre le cul parce qu’il s’est retrouvé à mater tous les films adaptés de Danse macabre – et il y en a beaucoup trop. Le karma.

 

 

Club Stephen King : Puis-je demander quels sont vos autres projets? En avez-vous d’autres autour de Stephen King?

François Cau : On continue les podcasts Discordia dans la joie et la détente, il y en a d’ailleurs un nouveau consacré au cinéma indien ! Dans l’immédiat, on va boucler la promotion du livre avec le Comic-Con et une « masterclass » Stephen King au MK2 Bibliothèque – ce ne sera pas tant une masterclass qu’un temps de discussion avec le public, parce qu’on a remarqué quelque chose d’assez formidable, c’est que les gens brûlent d’échanger autour de Stephen King, de comparer leurs cycles préférés, de débattre avec beaucoup de bienveillance des points de désaccord… et mon principal projet autour de Stephen King va être de finir la lecture de toute son oeuvre ! J’ai presque fini ceux sur lesquels Matthieu a écrit (j’en suis au tome 5 de La Tour Sombre, je tiens le bon bout !), il doit m’en rester une douzaine de « non adaptés à l’écran ».

Matthieu Rostac : Tout comme François, j’ai hâte de participer à cette masterclass et à la Comic-Con pour pouvoir échanger avec les fans de Stephen King de France et de Navarre. Je continue également la lecture de Stephen King et le visionnage de ses adaptations, moins par professionnalisme que par addiction. On pourrait penser qu’on aurait un peu lâché prise un fois l’ouvrage fini mais en vérité, une fois qu’on s’est fait faucher par le bolide King, on ne peut pas s’en remettre. Par exemple, là, maintenant, je relis Marche ou crève.

 

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Club Stephen King : Si l’on met un peu Stephen King de côté, quels autres auteurs lisez-vous ?

François Cau : Avant de me lancer dans l’escalade du mont Stephen King, j’ai rattrapé les James Ellroy récents, et j’ai redécouvert les greatest hits de Dostoïevski avec les traductions d’André Markowicz, c’était démentiel. D’ailleurs, je conseille « La Supplication » de Svetlana Alexievitch, qui est une oeuvre terrible mais moins plombante que la série « Chernobyl », dont elle fut une source d’inspiration. Fiodor aurait adoré.

Matthieu Rostac : Pour ma part, je suis un peu monomaniaque de Hubert Selby Jr., dans lequel je me replonge assez souvent. Aussi, l’écriture du livre m’a permis d’expérimenter quelque chose de nouveau chez moi : l’écoute de livres audio. A défaut de saigner des podcasts à longueur de journée, j’en profite pour rattraper des classiques évités jusqu’ici : « Moby Dick », du Jules Verne, « Les Raisins de la colère », etc. C’est très varié.

 

Club Stephen King : Merci d’avoir pris le temps de répondre à mes questions. Y a t’il quoi que ce soit que vous voudriez ajouter aux fans français de Stephen King? Une question que vous auriez aimé que je vous pose ?

François Cau : Un immense merci aux fans français de Stephen King, qui ont accueilli le projet avec un enthousiasme inespéré, je vous ai fait des infidélités mais je suis tellement content d’être de retour parmi vous !

Matthieu Rostac : Oui, un grand merci à tous les fans du King. On avait peur de se faire tailler des costars bien cintrés mais vous êtes d’une bienveillance incroyable. Voir tous ces gens gentils sur les réseaux sociaux, je dois avouer que ça fait bizarre mais bordel que c’est rafraîchissant.

 

 

 

 


Le livre « D’après une histoire de Stephen King » est maintenant disponible.

 

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D’après une histoire de Stephen King

Un livre de François Cau & Matthieu Rostac
Editeur : Hachette Pratique
Collection : Heroes
Sortie : maintenant disponible
Pages : 290

 

La présentation de de l’éditeur :

Une anthologie critique des romans de Stephen King et des adaptations cinématographiques qui en ont été faites. Les auteurs étudient les thèmes récurrents de l’écrivain, notamment à travers des interviews de certains de ses collaborateurs.

Les chiffres parlent pour lui : 350 millions d’ouvrages vendus depuis la publication de son premier roman en 1974, un corpus d’une cinquantaine de romans et deux cents nouvelles…
Stephen King, c’est aussi plus de 80 transpositions de ses écrits sur grand et petit écrans à travers le monde, ce qui fait de lui l’auteur vivant le plus adapté.
Son empreinte sur la pop culture, immense, indélébile, se manifeste à travers de multiples œuvres marquantes, du Carrie de Brian de Palma à la première saison de Mr Mercedes en passant par les chemins détournés du Shining de Stanley Kubrick. Ses excroissances télévisuelles (Les Vampires de Salem, « Il » est revenu…) ont traumatisé plusieurs générations.
Les projections de ses tropes sous toutes leurs formes ont balisé notre façon d’appréhender le fantastique, l’horreur… comme le cinéma d’exploitation dans son ensemble, de la série B à la série Z.
Pour écrire ce guide exhaustif, les deux auteurs ne se sont rien épargnés : les 4413 pages du cycle de la Tour Sombre, les 5 saisons de la série Haven, les 10 films de la saga des Enfants du Maïs, et même les 19 heures du soap opera indien vaguement inspiré de Ça.
Qu’ils aiment ses livres, ses films, ou les deux, les fans de Stephen King trouveront dans ces pages la totalité des adaptations des romans de Stephen King, décortiquées et mises en rapport avec l’œuvre originale.

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Dapres Une Histoire De Stephenking Couverture 3d

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